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Fossar Souané, président Senegaal and ak Macky 2024, Apr : «Idrissa Seck fait du populisme»

FLASHACTU.INFO-Fossar Banding Souané, responsable politique de l’Alliance pour la République à Goudomp, qualifie le boycott de l’ouverture du dialogue, le 28 mai dernier, par Idrissa Seck de «populisme». Le leader du mouvement Senegaal and ak Macky 2024 relève pourtant que Rewmi participe aujourd’hui au dialogue politique.

Quels sont les objectifs du mouvement Senegal and ak Macky 2024 que vous avez mis en place ?
Cela fait 5 mois aujourd’hui que nous avons mis en place ce mouvement pour permettre de vulgariser les réalisations du président de la République exprimées dans le Plan Sénégal émergent. Et nous faisons ce travail dans toutes les localités du pays, notamment à Sédhiou, Goudomp mais également dans la banlieue dakaroise où nous pensons qu’il y a un travail d’explication des opportunités du Plan Sénégal émergent (Pse), des réalisations faites mais également des perspectives qu’offre cet important programme pour le Sénégal.
Un mouvement de plus forcément parce que c’est une nouvelle création. Mais ce que nous apportons de plus, c’est justement la massification nécessaire de notre parti par la récupération des frustrés,  parce qu’il y en a. Senegal and ak Macky veut donc mobiliser beaucoup d’acteurs politiques qui souhaiteraient rejoindre l’Apr, et il est important qu’on puisse leur permettre d’avoir un cadre où ils pourront s’exprimer, accompagner le président de la Répu­blique.

Le chef de l’Etat a parlé d’une libération de Karim Wade, certains observateurs le qualifient de victoire pour le Pds et une défaite pour votre parti ?
Une défaite, non ! Vous savez, il y a eu le temps de la justice. Et la justice s’est exprimée en condamnant Karim Wade et d’autres responsables avec qui il a travaillé. Maintenant, il a purgé la moitié de sa peine et, comme le prévoit les lois de ce pays, il peut bénéficier d’une grâce présidentielle ou d’une liberté conditionnelle. Et le président de la République, dans les prérogatives que lui octroie la Cons­titution, a souhaité faire ce geste hu­ma­nitaire. Le Président Abdoulaye Wade a plus de 90 ans, Karim Wade n’a pas sa maman auprès de lui, donc il est important que ce père de famille puisse retrouver la liberté.

Cette libération ne va-t-elle pas sonner la fin de la traque des biens mal acquis ?
Non, du tout ! Karim Wade a été jugé. Il y a simplement que certains dossiers sont plus médiatisés que d’autres. Aïda Ndiongue a été poursuivie, comme d’autres responsables du Pds. La justice continuera de faire son travail en toute indépendance. Le président de la République nous a dit qu’il est dans une démarche de bonne gouvernance et il ne faudrait pas qu’il y ait, comme certains le pensent déjà, une politisation de cette affaire-là. Nous pouvons bien être dans une logique de «pacification» du climat politique, mais la justice reste la justice.

Idrissa Seck parle de deal entre le Pds et l’Apr, entre Wade et Macky. Quel commentaire en faites-vous ?
Il n’y a pas de deal. Au référendum, le président de la Répu­blique a été plébiscité par les Sénégalais qui ont approuvé son projet de réformes. Il y avait toute une campagne de désinformation et de calomnie à laquelle les Sénégalais ont répondu par un «Oui» massif. Et avec ce «Oui» le chef de l’Etat aurait pu dérouler comme il le veut, en passant par sa majorité parlementaire pour faire adopter ses réformes. Mais il a voulu y associer tout le monde en créant la Commission nationale de la réforme des institutions. Et c’est cette logique qui justifie le dialogue national qu’il a lancé et auquel toutes les forces vives de la Nation ont répondu. Maintenant, Idrissa Seck, a choisi de se singulariser comme toujours en boycottant l’ouverture du dialogue. Aujourd’hui, lui et son parti participent pourtant à ce dialogue national dans sa dimension politique. Le vice-président de Rewmi Déthié Fall assiste aux réunions entre le ministère de l’Intérieur et le partis politiques. Et cela a été décidé par le président de la République parmi les points du dialogue national. C’est pour vous dire que Idrissa Seck fait du populisme, au moment où nous, nous sommes dans le concret.

LEQUOTIDIEN

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