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LIBERATION DE KARIM WADE: « La procédure de recouvrement des biens va se poursuivre »

FLASHACTU.INFO-La procédure de recouvrement des biens de Karim Wade, Ibrahima Aboukhalil dit Bibo Bourgi et Alioune Samba Diassé, tous condamnés dans une même affaire d’enrichissement illicite, va se poursuivre, en dépit de leur libération, a affirmé, vendredi, le ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba.


Le garde des Sceaux en a donné l’assurance, vendredi en fin de matinée, au cours d’une conférence de presse, quelques heures après la libération des personnes concernées, le même jour, après avoir bénéficié d’une grâce présidentielle.


L’Agent judiciaire de l’Etat s’attèle « déjà activement » à recouvrer les montants des amendes, intérêts civils qu’ils doivent payer, ainsi que leurs biens confisqués, a indiqué le garde des Sceaux, ministre de la Justice.


« Il faudrait préciser que la remise partielle de la peine d’emprisonnement qui leur est accordée n’efface pas la condamnation qui figure toujours dans leur casier judicaire », a-t-il précisé.


 Dans un communiqué reçu du service de communication de la présidence de la République, il est noté que la grâce dont ils ont bénéficié « dispense seulement les condamnés de subir la peine d’emprisonnement restant à courir ».


« Ainsi, les sanctions financières contenues dans la décision de justice du 23 mars 2015 et la procédure de recouvrement déjà engagée demeurent », lit-on.


Selon le ministre de la Justice, MMM. Wade, Bourgi et Diassé devront « payer intégralement le montant » des amendes prononcées à leur encontre, à savoir 138 milliards de francs CFA, dans le cas de l’ancien ministre d’Etat dont les biens sont également confisqués, sans compter le paiement de 10 milliards de FCFA à titre de dommages et intérêts.


Aboukhalil Bourgi et Alioune Samba Diassé doivent payer respectivement 138 et 69 milliards outre la confiscation de leurs biens.


De plus, a poursuivi le ministre de la Justice, la décision de les gracier, qui relève d’une « séquence humanitaire, ne remet nullement en cause la volonté de poursuivre la lutte contre le détournement de derniers publics, l’enrichissement illicite, la corruption, le blanchissement de capitaux et les délits connexes ».


« Les procédures en cours à la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) seront menées à leur terme. La lutte contre l’impunité des crimes et délits économiques participe de la bonne gouvernance qui constitue un des axes majeurs de la vision du président Macky Sall », a réaffirmé Me Sidiki Kaba.

 

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