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Pour Une année scolaire 2016-2017 apaisée:les acteurs veulent s’accorder sur des mesures consensuelles

FLASHACTU.INFO-A quelques jours de la rentrée des classes, les acteurs du système éducatif tentent de déminer le terrain pour une année scolaire apaisée, car la précédente a fini dans un climat tendu. La 5ème session du Haut conseil pour le dialogue social qui s’est ouvert hier à Saly vise à mettre autour de l’intérêt de l’école les acteurs de l’éducation afin qu’ils s’accordent sur des mesures consensuelles pour le respect de tous les engagements pris par le gouvernement pour une année scolaire 2016-2017 apaisée.

Le ministre du Travail, du dialogue social, des organisations professionnelles et des relations avec les institutions, Mansour Sy, a tenté de prêcher la bonne parole pour éviter les troubles de l’année dernière qui ont plongé l’école dans une situation chaotique. «Malgré la rareté des ressources et des innombrables défis qui nous assaillent et les importants moyens déployés, notre système éducatif est en proie ces dernières années à des enseignements-apprentissages qui impactent négativement la qualité de nos ressources humaines. Une situation qui interpelle tous les segments de la Nation. C’est pourquoi toute initiative allant dans le sens d’un apaisement du climat social afin de permettre le déroulement d’une année scolaire normale est toujours la bienvenue», espère M. Sy. Il a invité les acteurs à faire l’Etat des lieux des engagements du gouvernement découlant du Protocole de février 2014 pour bâtir un partenariat responsable. «Dans ce partenariat, les modalités réalistes et réalisables de mise en œuvre des engagements déjà pris sont définis d’accord partie. L’énergie que nous consacrons à régler nos incompréhensions, si nous en consentions 1/10ème à mieux nous écouter, à mieux nous comprendre, je suis sûr que beaucoup de malentendus seraient dissipés», soutient M. Sy. Il espère qu‘une nouvelle ère de collaboration va être instaurée dans l’école sénégalaise.

En écho, Innocence Ntap Ndiaye a tenté de panser les blessures de la précédente année scolaire. Elle dit : «Lorsqu’une crise est profonde, pour l’éradiquer ou faire en sorte qu’on ne retombe plus dans ces troubles, il faut une méthode à la fois préventive et curative. C’est pour cela que nous avons d’abord organisé une rencontre partenariale avec le ministre de l’Education suivi de celle du Haut conseil du dialogue social. C’est un signal à l’endroit de toutes les parties pour dire plus jamais ça. Nous devons nous concerter et nous parler, c’est ça que nous voulons initier.»
Loin de s’émouvoir de ces discours, les syndicats d’enseignants, représentés par le secrétaire général du Cusems, Abdoulaye Ndoye, qui salue cette initiative du Hcds, mettent le gouvernement devant ses responsabilités. «Il s’agit au­jour­d’hui d’apporter des réponses précises, claires au point d’accord consigné dans le Protocole de 2014, les procès-verbaux signés entre le gouvernement et les organisations syndicales en 2015 et la décision présidentielle. Puisque la cause essentielle des perturbations de ces dernières années, c’est le non-respect des accords. C’est le gouvernement qui est le responsable de la politique éducative, qui a les cartes en mains et qui peut rassurer le Peuple sénégalais, les enseignants, les élèves et les parents d’élèves en honorant ses engagements», avance froidement le secrétaire général du Cusems.

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