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OPERATION DE RETRAIT DES ENFANTS DE LA RUE 1083 ONT ETE RETIRES DEPUIS JUIN 2016 SUR 30 160 ENFANTS

FLASHACTU.INFO-Annoncée le 29 juin par le président de la République et est devenue effective aussitôt, la décision de retrait d’urgence des enfants enregistre des progrès pour le moins lent. Pour preuve, depuis le début des opérations en juin, seulement 1083 ont été retirés de la rue. Cela, sur un nombre officiel d’enfants dans la rue estimé à 30 160 au Sénégal.

Directeur de la protection des droits des enfants et des groupes vulnérables, Niokhobaye Diouf s’est appesanti sur la situation de cette opération de retrait des enfants de la rue. «Rien que ce jour, nous avons récupéré 57 enfants. Et depuis le début des opérations, nous sommes aujourd’hui à 1083 enfants que nous avons récupérés en procédant à 53 sorties avec la Brigade spéciale des mineurs de la police », indique-t-il.

«Mais entre-temps, nous avons continué le processus d’accompagnement du plan de retrait en élaborant un programme cadre. Cela, d’abord dans la région de Dakar, parce que nous sommes en phase test avec 2 800 000 000 environ et un programme de 80 000 000 000 évalué sur l’ensemble du territoire national», a renseigné l’agent du ministère de la Famille et de l’Enfance. En dévoilant les stratégies visant à sensibiliser les populations pour une réussite des opérations menées, il souligne: «A la même occasion, nous avons stabilisé les outils de communication, notamment les affiches, les flyers que nous allons vulgariser. Nous avons aussi prévu des spots sur les télévisions parlant de la sensibilisation sur l’exploitation des enfants par la mendicité et sur la loi d’interdiction ».

«Nous avons élaboré tous les projets d’accompagnement qui doivent soutenir les opérations de retrait et nous sommes en phase de finalisation. Et aujourd’hui, nous allons vers la mobilisation des fonds de financement de ces projets qui vont permettre l’autonomisation des personnes bénéficiaires ciblées», précise Niokhobaye Diouf.

3 femmes récidivistes entre les mains de la police

En dépit de ces actions, quelques réticences sont notées. Elles sont marquées notamment par certains récidivistes. M. Diouf renseigne ainsi :«Il y a eu des retours dans la sous-région. On a constaté 3 retours sur une centaine d’enfants. Il y a 3 femmes récidivistes, elles sont directement conduites au commissariat de police. Et actuellement, elles sont dans des conditions d’audition».

Par rapport aux inquiétudes liées à la prise en charge de ces nombreux enfants retirés de la rue, Niokhobaye Diouf rassure que «jusqu’à présent, nous avons réussi à prendre en compte tous les enfants, nous avons fait des évaluations des structures d’accueil pour prendre en charge ces enfants. Il y a le centre Guindi et le centre de protection sociale qui va prendre en charge 3000 enfants. Ces centres n’ont pas la vocation de garder les enfants sur une longue période».

Aussi tient-il à rappeler: «C’est juste des centres de transit qui accueillent les enfants le temps de faire une référence avec la famille, de prévoir un plan de réinsertion et de remettre ces enfants à leurs familles tout en faisant le suivi afin qu’ils ne reviennent pas dans la rue donc c’est un groupe d’enfants qui passe et qui revient pour remplacer ceux qui ont quitté la rue».

«Tant qu’on verra des enfants dans la rue, ce sera comme la police avec les voleurs»

Déterminé à atteindre les objectifs, le directeur de la protection des enfants annonce que «tant qu’on verra des enfants dans la rue, ce sera comme la police avec les voleurs. Donc, nous allons continuer, de manière très soutenue, à mener ces opérations de retrait. Nous serons des sentinelles pour les y retirer pour les amener vers leurs familles, accompagner ces familles et peut être permettre l’insertion et l’éducation de ces enfants. Que ce soit dans les écoles, dans les ‘daaras’ ou les centres de formation professionnels». «Pour ce qui concerne un groupe de talibés que nous avons pris, c’est que nous allons ouvrir une formation en informatique pour ces jeunes talibés qui ne veulent pas retourner avec leurs maîtres coraniques. On est en train de préparer une formation. Pour les femmes, nous allons faire un atelier de formation qui va bientôt démarrer et qui portera sur les métiers de l’entrepreneuriat féminin pour leur permettre de mieux gérer leurs projets. Tout cela, c’est dans le plan. Nous réfléchissons sur des outils conceptuels qui devraient nous permettre, de manière soutenue et pérenne, d’apporter des réponses judicieuses à ces questions», a décliné le pilote des opérations de retrait. Il précise par ailleurs que, «c’est exactement 30 160 enfants en situation de mendicité entre 1 heure et 5 heures par jour sur les 54 000 enfants qui étaient dans les ‘daaras’ qui sont la cible. Quand on a commencé les opérations, on s’est rendu compte qu’on ne peut pas trouver 30 000 enfants dans la rue, ce n’est pas possible, beaucoup de familles ont retiré leurs enfants ».

«Et maintenant, ajoute-t-il, c’est des jeux de cache-cache. Certains se sont retirés. Certains de ces cas n’ont aucune source de revenu à part la mendicité. Ce qui fait qu’ils sortent très tard ou en milieu de journée et ces enfants sont conseillés de se cacher lorsqu’ils voient les véhicules. Par contre, il y a d’autres enfants qui viennent se porter volontaires. Parce qu’ils veulent que vous les preniez. Parce qu’il vous dise ‘nous voulons rentrer chez nous’. Et c’est des enfants que nous accueillons et que nous accompagnons avec des financements», conclut le protecteur des droits des enfants.

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