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Malick Ndiaye Charge les leaders de ManKo, Idrissa Seck, Oumar Sarr, Abdoul Mbaye, Mamadou Diop Decroix et autres

FLASHACTU.INFO-Exclu du Front pour la défense du Sénégal/Manko wattu Senegaal, le Pr Malick Ndiaye ne décolère pas. Désormais membre de l’aile qu’il considère comme le Manko historique et réel, il charge Idrissa Seck, Oumar Sarr, Abdoul Mbaye, Mamadou Diop Decroix et autres leaders de l’opposition. Dans cet entretien avec EnQuête, il soutient que tous ces hommes politiques doivent des explications aux Sénégalais sur leurs fortunes et leurs gestions antérieures.

Manko wattu Senegaal, à travers un communiqué sorti hier, déclare ne pas annuler sa marche. Seulement il précise qu’il va la tenir à Paris à l’occasion de la visite d’Etat du président de la République. Quelle appréciation faites-vous de cela ?

Tenir une manifestation à Paris le 21 décembre 2016 pendant la visite d’Etat du président de la République manquerait de civisme et de patriotisme. Les leaders de l’aile ceddo-lobbyiste de Manko doivent revenir sur le programme initial de Manko historique et mener le combat comme cela se doit. Il ne faut pas abandonner Sonko. Il faut que Malick Gakou nous dise d’où vient sa fortune. Autant nous demandons à Maky Sall de faire sa déclaration de patrimoine, autant nous demandons à Malick Gakou de se justifier sur sa fortune. Il faut également qu’Abdoul Mbaye rende compte sur l’argent de Hissein Habré qu’il a planqué dans des banques avec la complicité d’Ousmane Tanor Dieng. Quant à Oumar Sarr et Mamadou Diop Decroix, il faut qu’ils nous expliquent ce qu’ils ont fait concernant Jaxaay. Les leaders Garmi demandent à Idrissa Seck de s’expliquer sur le protocole de Rebeuss. Tous ces leaders que sont Abdoul Mbaye, Idy, Gakou, Oumar Sarr, Diop Decroix, doivent donner des explications. Ils ne s’en tireront pas comme ça.

 

Selon vous, quelles sont les raisons qui peuvent expliquer la décision du Front Manko wattu Senegaal de reporter sa manifestation prévue à Dakar le 21 décembre prochain ?

Je voudrais d’abord préciser que l’aile ‘’ceddo-lobby’’ a commis la faute lourde en se séparant de l’aile ‘’garmi’’ du Front. Cette aile ‘’ceddo-lobby’’ qui est restée là-bas s’est retrouvée devant un problème d’oubli traumatique du programme de Manko unifié qui prévoyait par exemple un rassemblement devant la RTS. Dans le programme essentiel de Gor ca wax ja comme de Manko, il y avait le sit-in devant la RTS pour réclamer l’accès de tous les Sénégalais à l’espace médiatique public. Cette question était à l’ordre du jour lors de la marche du 14 octobre dernier. Le problème maintenant, c’est de savoir ce qui a amené cette aile ‘’ceddo-lobby’’ à renoncer d’une part à la question essentielle de l’accès aux médias publics et d’autre part, à surseoir à un élément clé du programme d’action, en l’occurrence la marche du 21 décembre 2016.

 

Selon vous, qu’est-ce qui est à l’origine de ce renoncement ?

Le premier élément, c’est l’humiliation que Macky Sall a fait subir à Mamadou Diop Decroix, Oumar Sarr, Déthié Fall et Bamba Ndiaye. Macky Sall leur a dit : vous, en désignant Oumar Sarr et Mamadou Diop Decroix, vous m’avez sorti de la RTS pendant un an. Maintenant que vous êtes dans l’opposition, vous faites l’agitation pour l’accès aux médias auxquels vous m’aviez fermé l’accès. Cet élément est traumatique. Macky leur a rappelé qu’au pouvoir, ils ont fermé l’accès à la RTS à leurs opposants. Une fois dans l’opposition, ils réclament l’accès à cette même RTS. Cela veut dire qu’ils ne sont pas des démocrates. Mieux, Macky a jeté le désarroi dans leur rang et dans la délégation qui donc a été victime d’un oubli post-traumatique. Quand ils sont sortis de là-bas, ils n’ont même pas voulu parler du sit-in à la RTS. Ils se sont retrouvés avec un Gakou qui prend une seconde fois la fuite après avoir fini trois mois à la tête de Manko, exactement le 14 octobre. Je pense qu’il aurait été cohérent de donner à Gakou trois mois de plus vu le deal qui lui a permis d’avoir deux mois de plus contre le code de conduite. Car il n’y a aucune urgence à l’enlever. Le fait d’avoir enlevé Gakou répond en fait à une question très grave posée.

Laquelle ?

C’est la question Barthélemy Dias.

 

Mais quel est le lien ?

Le lien, c’est que lorsque Gakou a pris la fuite, il savait que rien ne sortirait de chez Macky Sall. Au contraire, le Président est quelqu’un qui sait se battre. Alors, lorsque les gars sont revenus de chez lui, ils ont rasé les murs parce que Barthélemy Dias dit que c’est l’ancien régime qui est le commanditaire des évènements qui ont entraîné la mort de Ndiaga Diouf dans laquelle il est incriminé. C’est qui l’ancien régime ? C’est d’abord Abdoulaye Wade mais aussi Oumar Sarr, Mamadou Diop Decroix, membres de la délégation. Il y avait là une question très sérieuse. Messieurs Mamadou Diop Decroix et Oumar Sarr n’étaient pas venus soutenir Barthélemy Dias le premier. Le Front des leaders Garmi était là-bas par contre. J’ai pris contact avec Khalifa Sall, Barthélemy Dias, Seynabou Wade et tous les jeunes du Ps. Oumar Sarr et Mamadou Diop Decroix ne se sont pas présentés parce qu’ils sont accusés dans le procès Dias. Ils sont accusés non seulement par Barthélemy Dias mais aussi par Macky Sall publiquement. Le jeune Dias a rendu publiques les bandes sonores qui montrent Macky Sall comme candidat en train de dire que c’est évident que c’est Abdoulaye Wade et son régime. Donc Macky Sall ne fait pas partie du premier complot contre Dias. Donc qu’est-ce que Mamadou Diop Decroix et Oumar Sarr étaient allés faire là-bas ? En réalité, Macky Sall les accuse d’être les auteurs de cette affaire contre Barthélemy Dias. Cette aile ceddo a été défenestrée par la question du 2 juillet.

 

Pouvez-vous être plus clair ?

Le 2 juillet 2017 est la date choisie par les deux camps pour l’organisation des élections législatives. Mais en réalité, le 2 juillet, nous serons à quatre ou cinq jours de la fin du ramadan. C’est dire que  nous serons durant le ramadan, en pleine campagne électorale des législatives où le Sénégal va devoir poser tous les problèmes qui angoissent les jeunes, les femmes, l’insécurité galopante, etc. ; ce n’est pas possible.

 

Donc selon vous, le 2 juillet n’est pas bon pour tenir ces élections ?

Ce n’est pas que le 2 juillet 2017 n’est pas une bonne date. Puisqu’il y a un accord entre Macky Sall, Oumar Sarr, Decroix Diop, Déthié Fall et Bamba Ndiaye sur la question. Il faut considérer que le pouvoir actuel et son opposition ignorent les réalités sociologiques, culturelles et religieuses de leur propre pays et qu’ils ne savaient pas, ni les uns ni les autres, en prenant cette date, que celle-ci n’est pas praticable au regard de la sainteté de la pratique du jeûne et au regard du fait qu’il ne peut pas y avoir Korité durant la campagne électorale. Cela veut dire qu’entre le chef de l’APR Macky Sall et Oumar Sarr, Decroix, Déthié Fall qui représentait Idrissa Seck et Bamba Ndiaye, il y a une profonde ignorance. Cette ignorance a un sens, c’est une culture franc-maçonnique qui les lie les uns les autres. Parce que c’est une insulte grave à la nation que le pouvoir d’une part et ses opposants d’autre part ignorent les réalités essentielles du peuple.

 

Comment-voyez-vous l’avenir de Manko ?

Je crois que le fond du problème, c’est l’auto paralysie de cette aile ‘’ceddo’’ par les lobbys. Prenez le groupe de Dialo Diop, Ousmane Sonko, Moussa Touré, Taxaw temm, ils se sont déjà organisés dans la coalition Samm li ñu bokk. Ce groupe a aujourd’hui une coalition électorale, ce qui est légitime. Par ailleurs, Abdoulaye Baldé avait tenu au stade une grande manifestation et avait annoncé la création d’une coalition électorale dans les jours à venir. Donc la préoccupation de M. Baldé comme celle du groupe Samm li ñu bokk, ce n’est pas de prendre en charge le programme d’action de Manko mais d’avoir une force électorale. Il est clair que Pape Diop, Khalifa Sall et Idrissa Seck sont en  pourparlers pour créer une coalition. La preuve que Macky Sall les a pris dans leur propre piège, c’est que pendant qu’ils faisaient cette démarche au palais, les coalitions électorales avaient frappé à la porte de Manko. On sait qu’il y a une différence essentielle entre la préoccupation électorale de chaque coalition qui est de se déployer tout de suite. La préoccupation commune de Manko était de surseoir à l’esprit des coalitions qui divisent pour organiser le combat sur trois points en l’occurrence les libertés civiles, exemple de Sonko et Nafi Ngom, deuxièmement la question des ressources et troisièmement le bulletin unique

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