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Chambre criminelle de Diourbel- Khady Wilane prend 10 ans de travaux forcés pour avoir tué sa coépouse enceinte de 9 mois de coups de pilon à la tête

FLASHACTU.INFO-Khady Wilane apprendra à ses dépens que l’excès de jalousie entraine des comportements parfois extrêmes. Prévenue de meurtre à Touba pour avoir administré des coups de pilon mortels à Fatou Diané sa coépouse dont la grossesse était arrivée à terme, elle a écopé de dix ans de travaux forcés devant la Chambre criminelle de Diourbel.  

Attraite devant la chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Diourbel pour répondre des charges de meurtre avec préméditation, faits punis par les articles 280 et 289 du Code de procédure pénale, Khady Wilane a été reconnue coupable et condamnée à une peine de prison de dix ans. Les faits remontent à l’année 2014. Elle avait surpris sa coépouse qui était au neuvième mois de grossesse, en plein sommeil, et lui avait asséné deux coups de pilon au crane. Puis, d’un calme et d’une insouciance hors du commun, Khady Wilane va réveiller son époux pour lui apprendre la nouvelle. Ne pouvant que constater les graves dégâts, le maire Moussa Diaw, secouru par les voisins alertés par ses cris de détresse, évacue d’urgence Fatou Diané au niveau de l’hôpital Matlaboul Fawzeyni de Touba où elle finit par rendre l’âme. Inculpée de meurtre et placée sous mandat de dépôt à la prison de Diourbel, elle a fait face aux juges de la Chambre criminelle de Diourbel ce mercredi pour répondre de ses actes. Bien qu’ayant reconnu n’avoir porté qu’un seul coup de pilon à la victime, Khady Wilane a juré par tous les saints n’avoir ni prémédité son acte encore moins voulu la mort de Fatou Diané. Des arguments qui n’ont pas convaincu le procureur de la République, Baye Thiam, qui a requis contre elle une peine de prison de quinze années. Les arguments de Me Moustapha Ndiaye, le conseil de la défense non plus, n’ont pas empêché la Chambre criminelle d’entrer en voie de condamnation contre la prévenue qui a finalement écopé d’une peine de dix ans de travaux forcés. Il faut cependant souligner que les exceptions de nullité qui ont été soulevées par Me Ndiaye et basées sur les violations des droits de la défense, il y a un an, avaient permis à Khady Wilane de recouvrer la liberté. Sauf que dès qu’elle a mis les pieds hors de la prison, elle avait été cueillie par les policiers sur instruction du procureur qui avait instruit un autre dossier contre l’accusée. Les nouvelles exceptions encore soulevées ce mercredi par le même avocat ont été cette fois-ci rejetées par la Chambre criminelle du tribunal de grande instance de Diourbel.

 

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