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Commissariat central de Dakar-Le jeune homme Ibrahima Ndiaye retrouvé mort hier

FLASHACTU.INFO-Un jeune homme du nom d’Ibrahima Ndiaye a trouvé la mort hier, au Commissariat central de Dakar, après avoir été battu par un groupe de huit individus dans la nuit du dimanche au lundi. 

Hier, le quartier populeux de Grand-Yoff a accueilli avec circonspection le décès d’Ibrahima Ndiaye. Agé de 35 ans, le tapissier de profession a été tabassé par un groupe de huit individus dans la nuit du 25 au 26 décembre 2016, avant de le conduire directement au Commissariat central. C’est sur ce lieu qu’il a rendu l’âme aux environs de 12 heures. La foule l’avait accusé d’avoir dérobé le sac d’un des leurs. Une thèse réfutée par les membres de sa famille qui soutiennent que le groupe d’individus ne “devait pas faire justice lui-même”. Selon la tante maternelle, Ibou Guèye, comme l’appellent ses proches, sortait d’une soirée dansante au foyer CAEDAS de Grand-Yoff quand il est tombé sur ses “assassins”. “Ceux qui ont tué mon fils étaient armés. D’après ce que j’ai entendu, ils détenaient des gourdins et des coupe-coupe. Ils l’ont frappé et lui ont infligé de graves blessures. Après avoir commis ce forfait, ils ne l’ont pas amené à l’hôpital. A bord d’un taxi, ces derniers l’ont conduit au Commissariat central de Dakar où il a trouvé la mort mercredi”, relate Khady Ndiaye, trouvée au domicile mortuaire. La dame ajoute que depuis qu’il a été remis à la Police, Ibrahima Ndiaye n’a pris aucun repas. La grande sœur de la maman du défunt fustige l’attitude des “bandits” qui ont ôté la vie de son neveu sans “motif ni justification valable”.

“Ils l’ont accusé d’être un voleur, un agresseur… Ce sont eux, les délinquants. Ibou était sorti pour faire la fête avec ses camarades, mais pas pour commettre un forfait de quelque nature que ce soit”, tempête la dame d’une voix courroucée. Pour l’heure, la famille du défunt envisage de porter plainte contre les “assassins” et la Police pour “non-assistance à personne en danger”. De l’avis de la sœur d’Ibou Guèye, il faut que justice soit faite pour que de tels actes ne se reproduisent plus. “Il y a vraiment une injustice dans ce pays. Quand mon frère a été arrêté au Commissariat central, j’y suis allée à trois reprises pour lui rendre visite. Mais je n’ai pu le voir. J’avais acheté un sandwich et de l’eau pour son petit-déjeuner ; malgré cela ils m’ont refusé l’accès. C’est à ce moment que j’ai su que son état était devenu critique. Nous devons nous battre pour rendre justice à notre frère”, regrette Ngoné Ndiaye, rappelant qu’elle a même dit au Commissaire qu’elle portera plainte juste après l’inhumation de son frère. Elle ne sera pas seule dans ce combat, informe-t-elle, toute la famille sera mobilisée afin d’aller “jusqu’au bout de cette affaire” qui a coûté la vie à un des leurs.

PRÉCISIONS DE LA POLICE

Ibou Guèye est décédé à Fann 

Les accusations de non-assistance à personne en danger portées contre la police, suite au décès de Ibou Guèye, ont fait réagir les limiers. A travers le Bureau des relations publiques de la police nationale (BRPN), la police dément et précise que le défunt a été bel et bien assisté, puisqu’il a rendu l’âme à l’hôpital Fann et non dans leurs locaux. Selon le BRPN, à son arrivée au Commissariat Central de Dakar, dans la nuit du 25 au 26 décembre 2016, aux environs de 4 heures, Ibou Guèye était dans un piteux état, puisqu’il avait été malmené. En fait, le défunt était accusé d’agression perpétrée avec d’autres personnes qui ont dépouillé la victime de la somme de 850 000 F CFA, de deux téléphones portables de marques Iphone 6 Plus Gold et Samsung S6 Edge Plus et d’une boîte de hifi rebox. L’agression a eu lieu à 2 heures du matin, à hauteur du foyer à l’enseigne « Caidas » sis au Rond-Point de Grand-Yoff. Lorsqu’il a été rattrapé par la victime et ses frères, Ibou Guèye a passé un sale quart d’heure. C’est pourquoi il était très mal en point à son arrivée à la police. En voyant son état, renseigne la source, l’Officier de police de permanence a sommé la victime et ses accompagnants d’aller le faire soigner. Placé en-garde-à-vue à son retour, le mis en cause s’est mis à se tordre de douleur malgré les soins. A en croire la police, une réquisition a été adressée au médecin de garde de l’Hôpital Principal de Dakar où il a été acheminé par les Sapeurs-Pompiers.

Après consultation, le médecin traitant a conclu que Ibou Guèye devrait être conduit dans une structure spécialisée, car il souffrirait d’un traumatisme crânien. A cet effet, poursuivent toujours les policiers, une nouvelle réquisition a été aussitôt adressée au Centre hospitalier Universitaire de Fann où il a été acheminé par les Soldats du feu. Après radiographie, le médecin traitant a décelé une fracture crânienne qui a entraîné sa perte de connaissance nécessitant une réanimation. Malheureusement, se désole la police, Ibou Guèye a succombé à ses blessures, le mercredi 28 décembre à 10 heures à Fann. Compte tenu du décès, la victime et ses frères qui l’avaient conduit au Commissariat Central de Dakar ont été placés en garde à vue et l’enquête se poursuit pour élucider l’affaire.

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