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P.ASS-REPORT DES OBSEQUES DES CINQ ENFANTS MORTS DANS L’INCENDIE

FLASHACTU.INFO-Les obsèques des 5 enfants morts dans l’incendie à l’Unité 17 des Parcelles assainies, initialement prévues hier, vendredi 12 mai, n’ont pas finalement eu lieu. Accompagné de gardes pénitentiaires, le père des victimes a été reconduit en prison sous les cris et les larmes des proches et autres riverains. Cependant, certains jeunes présents à la maison mortuaire, ont menacé de mort tout journaliste qui oserait s’approcher des lieux du drame.

A l’Unité 17 des Parcelles assainies, plus précisément au quartier où résidaient les 5 enfants morts dans l’incendie de leur maison, la consternation gagne toujours les populations. On cherche toujours les mots pour s’expliquer ce qui s’était passé cette matinée du lundi dernier dans ce populeux quartier de la commune des Parcelles. La stupeur se lit encore sur les visages des riverains et autres proches de la famille éplorée, venue pourtant nombreux assister aux obsèques des 5 enfants arrachés à l’affection de leurs parents et autres amis par un incendie.

Déjà vers 11h hier, vendredi 12 mai, la devanture de la maison qui jouxte celle des victimes, scellée pour des raisons qu’on ignore, était envahie par les populations. Composées pour la plupart de jeunes et de femmes, ces populations étaient venues accompagner les victimes à leur dernière demeure, initialement prévu hier. Il y avait un attroupement au niveau de l’entrée du domicile qui faisait office de maison mortuaire. Devant la porte, deux jeunes faisaient office de vigiles, choisissant ainsi ceux qui avaient le droit d’accéder à l’intérieur de la maison. Après information auprès de certains jeunes trouvés juste à l’entrée, le père des victimes se trouverait à l’intérieur. Ce qui expliquerait la présence de la voiture 4X4, à quelques mètres des lieux. En réalité, le véhicule appartient aux gardes pénitentiaires venus escorter le père des 5 enfants morts.

BREVE VISITE DU PERE DES VICTIMES
Vers 12h, on demande à ceux qui sont dehors de tendre les mains pour recevoir les bénédictions. Après une brève prière, les choses commencent à bouger à l’intérieur. Des femmes et des jeunes en sortent en sanglots. L’un d’entre eux, en rastas, sort de la maison en proférant des menaces. «Si je vois un téléphone sortir, je tue celui qui prend une photo. Nous ne voulons pas de caméra, ni de photos ici», lance-t-il en wolof, tout en guettant le moindre geste des personnes présentes. Des jeunes, certainement du quartier, forment alors deux colonnes pour céder le passage aux gardes pénitentiaires qui partent de la maison en compagnie du papa des défunts, sorti de la prison de Thiès. Impossible de voir distinctement son visage, car il l’avait baissé jusqu’à l’entrée du véhicule, positionné à l’entrée de la maison. Le chauffeur de la 4X4 peut alors démarrer en trombe, pour quitter les lieux. C’était l’hystérie pour certaines femmes, qui n’en croyaient pas leurs yeux. L’une d’elle considère que «ces gens sont inhumains. Comment le retourner en prison dans ces moments douloureux?», s’interroge-t-elle.

LES JOURNALISTES MENACÉS DE MORT
Piqués par on ne sait quelle mouche, le «rastaman» et sa bande de copains se radicalisent contre les journalistes. Le jeune en rasta menace d’attenter à la vie de tout journaliste qui ferait le contraire. «Qu’aucun journaliste ne se présente ici. Ce sont tous des menteurs. Si quelqu’un ose venir ici, je vais le tuer. Je suis prêt à y laisser ma vie», balance-t-il à qui veut l’entendre. Les raisonnements et autres négociations de certains dignitaires présents n’y feront rien. Faisant des va-et-vient incessants, sous le regard complice de sa bande d’amis, il défie toute personne qui oserait s’identifier comme journaliste. Pour lui, personne n’a le droit de filmer, de photographier, encore moins d’interviewer quelqu’un sur les lieux. Après quelques minutes d’injures et de menaces, lui et sa bande s’éloignent de la maison.

Vers 12h30mn, la délégation de la Société civile, composée de membres du Réseau Siggil Djiguene, de l’Association des juristes sénégalais (Ajs), du Conseil sénégalais des femmes, de parlementaires, etc., arrive sur les lieux. Ladite délégation est autorisée à entrer. Mais, les journalistes sont «persona non grata». Les tentatives de l’attaché de presse, pour raisonner ceux qui se trouvent au niveau de l’entrée sont restées sans succès.

Impossible de faire comprendre à ces gens que la presse est invitée à couvrir uniquement la présentation des condoléances de ladite délégation à la famille. L’un d’entre eux, la cinquantaine révolue, explique que ce sont des consignes données pour éviter certains bruits dans la presse. A l’en croire, «les informations glanées dans la presse sont en train de diviser les deux familles».

LES OBSEQUES REPORTÉES A UNE DATE ULTERIEURE
Sans piper mot, on est resté dehors, fondu dans la masse. Quelques minutes plus tard, on entend quelqu’un inviter ses camarades à partir. Pour cause, le jeune homme explique avoir reçu un appel lui informant que «le commissaire dit que les corps ne seront pas remis à la famille aujourd’hui. Donc, ce n’est pas aujourd’hui qu’on va enterrer les enfants». Sur les raisons du renvoie des obsèques, aucune information n’a filtré. Mais, selon certaines indiscrétions, la police a procédé à l’arrestation d’un individu le matin. Rien de plus. Une occasion toute choisie pour vider aussi les lieux devenus dangereux pour les journalistes.

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