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MORT DE AICHA DIALLO A L’HOPITAL DE PIKINE-ABDOULAYE DIOUF SARR CONVOQUE LE DIRECTEUR DE L’HOPITAL ET MENACE

FLASHACTU.INFO-Si la thèse de la non-assistance à personne en danger est soutenue pour expliquer la mort de la petite Aïcha Diallo par sa mère à l’hôpital de Pikine, le directeur de l’établissement et le chef de service des urgences battent en brèche ces accusations. selon le médecin traitant, la gamine a été prise en charge et suivie sans bourse délier. devant ces deux versions, le ministre de la santé Abdoulaye Diouf Sarr a décidé d’ouvrir une enquête pour situer les responsabilités

La disparition dans des conditions tragiques de la petite Aïcha Diallo à l’hôpital de Pikine ex-camp militaire de Thiaroye par «négligence» selon sa mère a suscité une vague d’indignation chez les populations. Devant le tollé général, le ministre de la Santé et de l’Action sociale Abdoulaye Diouf Sarr est monté au créneau.

Réagissant sur les ondes de la «Rfm», le ministre n’exclut pas des sanctions dans cette affaire, car, dit-il, les personnes sans conscience n’ont pas leur place dans les structures hospitalières. Mais, il compte d’abord situer les responsabilités avant de sévir. C’est pourquoi, il a enclenché une procédure administrative afin d’entendre le directeur de l’hôpital de Pikine Mouhamed Abdallah Guèye, aujourd’hui au ministère de la Santé. Même si ce dernier est le directeur de l’hôpital, en cas de non assistance, c’est la responsabilité directe du médecin traitant qui est engagée. En l’espèce, il s’agit du chef du service des urgences, le chirurgien Ababacar Diop. «S’il est établi  que c’est à la suite d’une négligence qui avait pour soubassement une demande d’argent, ce sont des faits graves», explique Me Bamba Cissé sur Rfm. La non-assistance d’une personne en danger, dit-il, est une disposition du droit pénal prévue par l’article 49, alinéa 2 qui réprime cette infraction d’un emprisonnement de trois mois à cinq ans et d’une amende de 25.000 Fcfa à un million Fcfa ou l’une de ces peines.

En attendant que cette affaire soit tirée au clair, notamment avec les conclusions de la rencontre avec le directeur de l’hôpital de Pikine, les «mis en cause» ont brisé le silence, hier, lors d’une rencontre avec la presse pour apporter la version de la structure sanitaire. Une version qui déconstruit la thèse de la «négligence» ou encore de la «non assistance à une personne en danger» faute de n’avoir pas honoré une facture de 200.000 Fcfa, coût de l’intervention chirurgicale de la gamine de 12 ans. «Ce qu’elle (la mère de la victime) a dit, ce n’est qu’un tissu de mensonge», a soutenu le chef de service des urgences et médecin traitant de la jeune fille. Il estime qu’il n’a rien à se reprocher dans la prise en charge de la petite Aïcha Diallo. «Nous avons fait tout notre possible pour la prise en charge correcte de la patiente. Nous lui avons fait une échographie, un examen gynéco, un bilan opératoire et nous lui avons donné des médicaments sans rien débourser. Elle a été opérée et transférée à la réanimation. Elle n’a payé qu’après le décès de sa fille et les documents qui peuvent l’attester sont là», clame Dr Diop.

LE GROS INTESTIN DE LA PETITE ETAIT PERFORE

Une version confirmée par le directeur de l’hôpital de Pikine. «Nous sommes un établissement public de santé de niveau 3. Et, conformément à la réglementation en vigueur, tout patient, qui arrive aux urgences, est pris en charge avant toutes formalités administratives et financières. C’est cela que nous appliquons», se défend le directeur de l’hôpital, Mouhamed Abdallah Guèye. Revenant sur les faits, le Dr Ababacar Diop rappelle que la gamine a été hospitalisée le vendredi suite à une blessure au niveau anal. Elle a été prise en charge par le médecin de garde avant qu’il ne prenne la relève le lendemain. «Nous avons décidé de l’opérer le samedi à 22 heures. Et c’est au petit matin à 6 heures que son état a commencé à se dégrader. C’est ainsi qu’elle a été transférée en réanimation le dimanche matin. Et, ce n’est que le soir qu’elle est décédée», narre le médecin-traitant.

Poursuivant, il révèle que le bout de bois qui a blessé la gamine a perforé son gros intestin jusqu’au niveau postérieur avec de petits trous. C’est pourquoi, indique-t- il, la petite n’avait pas de saignement. «Nous avons fermé les trous, nettoyé, fermé, avant de la mettre sous antibiotique et l’hospitaliser », ajoute Dr Diop. Seulement, reconnait-il, ces cas peuvent mal tourner. Ce qui est arrivé avec l’infection qui s’était déjà propagée dans le sang de la victime.

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