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A.Mbodj, dg l’Aibd : « L’aéroport proprement dit a coûté 303 milliards de FCfa »

FLASHACTU.INFO-Dans la perspective de l’ouverture prochaine de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) prévue le 7 décembre prochain, le directeur général de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd), Abdoulaye Mbodj, invité de l’émission économique « Valeur ajoutée » de la Rts, a annoncé que le coût réel de l’aéroport est de 303 milliards de FCFa.

L’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) qui couvre une superficie totale de 4500 hectares « sécurisés pour les générations futures », avec beaucoup d’infrastructures dont un aérogare des passagers de 42.000m2, une piste d’atterrissage de dernière génération de 3,5 kilomètres sur 75 mètres pouvant accueillir les plus gros avions du monde comme l’airbus A380, une tour de contrôle haut de 50 mètres, etc., « est un projet majeur du Sénégal dans sa composante hub aérien que l’on souhaite bâtir », a soutenu son directeur général Abdoulaye Mbodj. Il a reconnu qu’« un projet qui dure autant d’années n’est pas normal », affirmant que « toutes les difficultés n’ont pas été cernées en amont et le financement a tardé à être trouvé ; ce qui a amené le constructeur à faire de nombreuses réclamations dont certaines ont été acceptées et d’autres rejetées ». Mais tout compte fait, « avec l’entregent, la dextérité et la détermination du bâtisseur, le président Macky Sall, l’aéroport sera opérationnel le 7 décembre prochain, date retenue pour son inauguration officielle », s’est réjoui M. Mbodj. Il a salué l’implication de l’Asecna. Le directeur de l’Aibd a annoncé que « les travailleurs de LSS qui avaient des cdi et/ou qui étaient des temporaires permanents seront mutés à Diass ». En outre, pour relever le plateau des aérodromes régionaux, un financement de 108 milliards a été trouvé et annoncé par la ministre de tutelle. « Il y a de la matière pour tout le monde surtout pour l’Agence des aéroports du Sénégal (Aads) », a-t-il poursuivi.

Abordant le coût de l’infrastructure, M. Mbodj a soutenu que « l’aéroport proprement dit a coûté 303 milliards de FCfa » et les rémunérations des intervenants chiffrées à 407 milliards de FCfa, incluant toutes les dépenses relatives à la mise en place des financements, au fonctionnement de l’Aibd, aux intérêts intercalaires des prêts payés. Il a expliqué que la redevance pour le développement des infrastructures aéroportuaires (Rdia) de 54 euros instituée depuis 2005, prélevé sur chaque passager en partance de Dakar, collectée par l’Iata et les Ads « est déposé dans un compte séquestre domicilié à Bnp Paribas pour rembourser le prêt contracté et va servir à rembourser l’emprunt qui a servi au financement de l’Aibd». A l’endroit des populations riveraines de Keur Mouss et de Diass qui ont été impactées et qui n’ont pas, à ce jour, été indemnisées, prétexte de leur mouvement de protestations, M. Mbodj s’est voulu rassurant : « nous ne les lâcherons jamais parce que ce sont nos parents sérères et elles seront dédommagées. Elles auront toutes leur dû au même titre que toutes les populations déplacées qui ont été recasées dans des maisons avec toutes les commodités de 400 m2 avec possibilité d’extension.», a-t-il rassuré. Il explique le retard dans le paiement par le fait que les réclamations ont été formulées après. « Seules les procédures au niveau de la commission de conciliation et les accords à trouver sur le niveau d’impense expliquent le retard pour leurs indemnisations », a-t-il fait savoir.

Avec les activités annexes et autres métiers connexes qui vont s’y développer, les populations des collectivités locales environnantes pourront trouver du travail dans les sociétés de handling, de restauration, de mécanique et autres pour les emplois non qualifiés. En revanche, pour les métiers qui requièrent des compétences techniques, il a suggéré aux jeunes de se faire former pour postuler.

Pour réussir le transfert des activités de l’aéroport international Léopold Sédar Senghor vers le nouvel aéroport international Blaise Diagne (Aidb), le directeur général dit avoir pris toutes les dispositions idoines. Pour le succès du déménagement à Diass et pour gagner la bataille du hub aérien, une compagnie aérienne a été créée, a-t-il rappelé. En outre, pour parer à la problématique des 47 kilomètres qui séparent Dakar de l’aéroport et la cherté du péage décriée par certains usagers de la route, en attendant la mise en service du Ter, des solutions alternatives pour le transport avec des taxis et un partenariat avec la société Dakar Dem-Dik sont en train d’être trouvées, a indiqué M. Mbodj. Mieux, dans la seconde phase du projet, « en plus du centre de maintenance aéronautique à l’image de ce que faisait Air Afrique, un institut des métiers aéroportuaires est prévu », a-t-il annoncé.

Le directeur général de l’Aibd a salué le partenariat « exemplaire » avec les huit principaux bailleurs qui ont financé l’aéroport et le pool « Linad Aibd-Suma ». M. Mbodj les exhorte à « poursuivre la collaboration afin de réussir ensemble cet ambitieux projet de l’État du Sénégal qui s’inscrit dans la dynamique du renouveau et de la modernisation du système des transports aériens telle que définie dans le Pse, contribuant à faire de Dakar le principal hub aérien de la sous-région qui, à terme, pourra recevoir 20 millions de passagers ».

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