ici c'est
Accueil > politique > FISO 2018 : MACKY SALL APPELLE À L’AFFIRMATION DE L’IDENTITÉ CULTURELLE AFRICAINE

FISO 2018 : MACKY SALL APPELLE À L’AFFIRMATION DE L’IDENTITÉ CULTURELLE AFRICAINE

FLASHACTU.INFO-Le président de la République, Macky Sall a appelé, mercredi à Dakar, à « ne pas oublier » notre indentité culturelle, nos valeurs et traditions notamment à l’heure où « la déferlante de la mondialisation » a fini d’envahir nos pays.
Il ne faudrait pas « oublier ce que nous sommes à l’heure où la déferlante de la mondilisation a fini d’envahir nos pays » a souligné le chef de l’Etat qui présidait l’ouverture officielle au stade Iba Mar Diop de la 5e édition du Festival international Soninké (FISO).
FISOFISFS
« A l’heure où la déferlante de la mondialisation a fini d’envahir nos pays, nos communautés et nos familles, en nous imposant à la marche forcée de diffusion de modèles stéréotypés, nous ne devons pas oublier d’où nous venons et ce que nous sommes » a notamment dit Macky Sall.

Le chef de l’Etat qui a félicité le comité d’organisation de cet évènement culturel majeur pour la promotion de la langue Soninké a dit être « très attaché à la diversité culturelle qui nous relie à nos traditions et nous enrichit mutuellement ».

« Aujourd’hui plus que le passé, nous devons préserver les valeurs de cultures et de civilisation qui font la force de notre identité culturelle » a laissé entendre le Président Sall.

Et Macky Sall d’ajouter que « si nous ne voulons pas être noyé dans la standardisation des modèles de pensées, d’actions et de comportements, il ne s’agit ni d’un rejet de l’autre ou de la modernité, ni d’un repli identitaire, ni d’un communautarisme mal placé, il s’agit d’afficher et d’affirmer ce que nous sommes ».

Selon le président de la République, « toutes les cultures et civilisations se valent. (…), il n’y a pas de cultures ou de civilisations supérieures aux autres ».

Macky Sall a rappelé que « c’est le mépris culturel qui a engendré toutes les grandes tragédies humaines de l’histoire, en particulier l’esclavage, la colonisation, (…) ».
« Aujourd’hui, c’est le mépris culturel qui a engendré l’ostracisme et l’exclusion sociale » a-t-il soutenu, faisant remarquer que le FISO n’est pas seulement une manifestation festive, mais il contribue à la mise en oeuvre de « l’agenda universel de l’UNESCO en commençant pae la préservation de la langue maternelle ».
Macky Sall a en outre salué la coïncidence de la date d’ouverture du FISO avec la célébration ce 21 février de la journée mondiale de la langue maternelle axée sur le thème : « Préservation de la diversité linguistique comme mode de promotion du multilinguisme en vue d’atteindre les objectifs du développement durable ».
« En célébrant le Soninké, une langue nationale parlée et codifiée, nous célébrons toutes nos langues maternelles et nous rappelons qu’il n’y a rien de plus naturel que de parler sa langue maternelle et de porter, à travers elle, sa tradition et son vécu quotidien », a dit le chef de l’Etat.
Pour lui, « chaque langue contribue à la richesse du monde à travers les valeurs et expressions cognitives qu’elle véhicule, (…). Voilà pourquoi la communauté soninké, où elle se trouve dans le monde, en Afrique et dans la diaspora, doit être fière de ce festival et lui rester fidèle ».
Le FISO 2018 qui se poursuit jusqu’à dimanche est axée sur le thème : « Wagadou, premier empire Ouest africain, hier, aujourd’hui et demain ».
Lequel thème, selon le président de la République, « rappelle une vieille et riche histoire de l’empire Wagadou fondé dès le 4ème siècle ».
A l’instar de l’ancien président de la Commission de l’UEMOA, le malien Soumaïla Cissé, des Soninké, venant de toute l’Afrique de l’ouest avait rallié le stade Iba Mar Diop pour pas moins de 25 groupes folkloriques ont rivalisé d’ardeur à travers des danses et chants.

Le public a également eu droit un défilé mais aussi à une exposition d’ouvrages en langue soninké.

Le Festival international Soninko, initié depuis 2011, a été organisé à Kayes, au Mali à deux reprises, puis à Nouakchott, en Mauritanie et aujourd’hui à Dakar, selon Idrissa Diabira, président de « Wagadu Djida ».

Laisser un commentaire

Top