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« Je Suis Heureux De Me Réconcilier Avec Karim Wade Et Abdoulaye Wade, L’arrestation De Khalifa Sall Est Une Honte Une Souillure Sur La Démocratie Sénégalaise » Idrissa Seck

FLASHACTU.INFO-Invité de Rfi, le leader du parti Rewmi, Idrissa Seck a estimé que la condamnation du maire de Dakar Khalifa Sall est ” une honte sur la démocratie sénégalaise et une souillure sur la réputation de la justice sénégalais”. Il s’est prononcé également sur, entre autres sujets ses retrouvailles avec l’ancien président de la République Abdoulaye Wade et de son fils Karim Wade, la prochaine élection présidentielle…

Quel est votre premier sentiment, votre première réaction après la condamnation à 5 ans de prison à l’encontre de Khalifa Sall ?

C’est une honte, une souillure sur la démocratie sénégalaise, sur la réputation de notre justice que le président de la République lui-même avait souillée en déclarant à la face du monde qu’il y avait énormément des dossiers sur lesquels il avait posé le coude. Donc c’est lui qui décide à la place des magistrats de qui doit aller en prison ou de qui ne doit pas y aller. Cette souillure vient d’être manifestée à travers ce verdict honteux et scandaleux.

Même si toutes les parties, l’Etat, les avocats de la défense disent que ce procès était tenu dans de bonnes conditions ?

Les magistrats ont pu pour qu’en apparence, la justice remplisse son office. Mais tout le monde sait que c’est un procès politique, tout le monde sait que si Khalifa Sall avait accepté de s’aligner derrière Macky Sall, il ne lui serait rien arrivé.

Vous considérez que comme les avocats de Khalifa Sall que ce sont des fonds politiques alors que les juges estiment que ce sont des deniers publics qui ont été escroqués ?

Tout ce que je sais, c’est que de sa création en janvier 2004, cette caisse a fonctionné comme des fonds politiques. Donc Macky Sall connaissait parfaitement le fait qu’à partir de janvier 2004, de nouvelles règles devaient valoir dans les régies d’avance mais il n’en a jamais fait ; il n’a jamais levé le petit doigt pour dire voilà, les nouvelles de la comptabilité publique, je les mets en application. Je ferme cette caisse, il l’a laissée fonctionner ; il en a bénéficié. Donc on peut valablement supposé qu’à ses yeux, il s’agit bel et bien des fonds politiques.

Khalifa Sall qui a toujours prôné la transparence, il aurait dû demander à ce que cette caisse soit gérée différemment dès son arrivée à la tête de la mairie de Dakar.

Je crois. Mais si les sollicitations des populations dakaroises lui imposaient une partie des ressources avec l’accord, avec l’aval, avec le silence des autorités étatiques, je comprends qu’il ait pu penser qu’il était héritier des fonds politiques dont il pouvait disposer pour soigner des malades, pour accorder des bourses à des étudiants pour aider des démunis …

Tout a commencé avec cette enquête des Inspecteurs d’Etat (IGE) dirigé par le président de la République. C’est la constitution.  Est-ce que  vous pensez qu’il faut changer ce système ?

Absolument ! Parce que le président de la République n’écoute pas toujours l’Inspection générale d’Etat (IGE). Si je suis élu en 2019, je mettrai en place une vérification générale d’Etat autonome qui pourra, directement, publier ses rapports, qui pourra directement développer son programme de vérification de toutes les institutions de l’Etat y compris la présidence de la République.

Vous êtes candidat à cette élection présidentielle de 2019. Est-ce que vous travaillez aujourd’hui avec le président Abdoulaye Wade ?

Je ne travaille pas avec lui mais je suis heureux de m’être réconcilié avec lui et avec Karim. J’ai retrouvé en lui le père et en Karim Wade le frère. Qu’ils me soutiennent ou pas, qu’on s’entente ou pas sur le plan politique, c’est ma responsabilité et mon engagement de restaurer sa dignité. Pas pour sa personne pour le bénéfice du Sénégal, parce que l’Afrique en est privé parce que Wade étant sans ses troubles avec Macky Sall, les autres chefs d’Etat ne voulant pas gêner Macky Sall, les autres institutions internationales ne voulant pas le gêner ne vont pas recourir à Wade. C’est ce gâchis que je veux réparer.

Est-ce que vous appelez un grand rassemblement autour de vous, Idrissa Seck ?

Non ! Je parle à tous les leaders de l’opposition. L’élection présidentielle n’est pas des élections législatives. Comme on le dit souvent, c’est un rendez-vous entre un homme es son peuple. Il faut qu’il ait le maximum de candidats parce que les dernières élections législatives nous ont montrés que Macky est en dessous de 50%  et qu’il risque de régresser encore de 10 ou 15 points. Peu importe que les 65% se distribuent entre les candidats de l’opposition. L’important étant qu’un accord soit trouvé entre les acteurs de l’opposition et que le mieux placé serait soutenu par tous les autres au deuxième tour et qu’un programme minimal de rupture attendue par les Sénégalais soit mis en place.

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