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Contrat de 400 milliards entre Orix et la Sar-scandaleux, affreux et répréhensible

FLASHACTU.INFO-Le Chef de l’Etat Macky Sall en se prononçant sur la situation de la Société Africaine de Raffinage fait découvrir deux choses importantes : Soit il voulait endormir l’opinion, soit il n’est pas informé de ce qui se passe dans cette boîte. Et il est impossible qu’il ne soit pas au courant du gap de 40 milliards de FCFA laissé par l’ancien Directeur général et du contrat de 400 milliards passé sans l’approbation du Conseil d’Administration de la Sar avec Oryx.

Une violation grave dans le fonctionnement de l’entreprise que n’importe quelle juridiction va casser dès la première instance. Car même les étudiants en première année de gestion savent qu’il est impossible dans une société bien organisée de signer un tel contrat sans l’aval des actionnaires. Mieux encore, le Chef de l’Etat, à propos de la relance des activités de la SAR semble oublier les recommandations de la CITAC.

La Société africaine de raffinage (SAR) « ne va pas disparaître », a assuré mardi le président Macky Sall, assurant que le gouvernement surveille de près ce qui se passe au sein de cette entreprise. « La SAR est dans une zone stratégique .Nous avons acquis le métier de raffinage depuis 1963. Par la grâce de Dieu, nous avons du gaz et du pétrole, ce n’est pas le moment pour faire disparaitre la SAR », a-t-il déclaré. Cette déclaration du Chef de l’Etat prouve suffisamment la délicatesse de la situation. Macky Sall est bien au courant des 40 milliards de déficit de trésorerie né essentiellement du contrat entre ADAX et Oryx signé en 2017 et 2018.

Ces contrats ont provoqué des pertes énormes au sein de l’entreprise. Le Ministre du pétrole a voulu présenter cela en perte commerciale sans en impliquer le Ministre des Finances. D’autre part, Locafrique a décidé de casser le contrat entre la SAR et Oryx. Cette société qui détient 34 % des actions de la SAR est aujourd’hui le partenaire lésé dans ce contrat de 400 milliards. C’est pourquoi, un pool d’avocats a été constitué. Deux plaintes seront déposées à Dakar et à Londres pour dénoncer les contrats de 2017 et 2018. Lorsqu’il évoquait la situation de la SAR ce 01 Mai 2018, le président Sall répondait aux interpellations de certains leaders syndicaux. Il dit : « Il n’y a pas de repreneur. Il y a un nouvel actionnaire à hauteur de 34 %, Locafrique, qui a racheté les parts de Saudi Ben Laden Group.

L’Etat reste majoritaire au moment où je vous parle avec 46%, avec Total, Sara énergie et ITOC (…) », a précisé le président Sall. « Si ce n’était pas le soutien de l’Etat, la SAR ne pourrait pas un jour fonctionner », a expliqué Macky Sall, ajoutant que l’Etat a mis en place « une marge de soutien » pour les activités raffinage de la société. Là, le président Macky Sall passe solennellement à côté. Il oublie que c’est en 2007 sous le régime de Me Abdoulaye Wade que l’Etat avait pris la décision d’accompagner la SAR.

En plus, le supposé soutien de l’Etat est supporté par les consommateurs dans le prix du gaz. «Si ce soutien de l’Etat venait à disparaître, la SAR disparaitrait avec ses employés, a prévenu le président de la République, en appelant aux acteurs concernés de « revenir à la raison pour rendre la SAR performante ». Le président de la République affirme que l’Etat surveille ce qui se passe à la SAR, avant de rappeler les récents changements opérés au sein de la société avec la nomination d’un nouveau directeur général et d’un président du conseil d’administration. L’étude du Cabinet Citac suffit comme réponse à cette déclaration du Chef de l’Etat Macky Sall qui ignore peut-être qu’en 2013, Citac avait fait des recommandations à l’Etat du Sénégal en demandant la modernisation et la recapitalisation de la SAR à hauteur de 60 millions d’euro.

Cela devrait être fait depuis 2015. Mais c’est en 2016 que le Conseil d’Administration a eu le soutien de Locafrique qui a apporté le financement. Où était l’Etat ? Locafrique a sauvé la SAR qui filait tout droit vers la faillite parce que les conclusions du cabinet Citac n’ont pas été respectées. Aujourd’hui l’audit financier et technique de la SAR s’impose.

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