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MACKY SALL, AU DÉFI DE L’OPPOSITION «SIGNIFICATIVE» Appel à la concertation sur la gestion des revenus gaziers et pétroliers, en juin

FLASHACTU.INFO-Profitant de la Journée du dialogue national qu’il a lui même institué pour le 28 mai, le chef de l’Etat Macky Sall a convié l’ensemble des forces vives de la Nation à des concertations sur la gestion des futurs revenus gaziers et pétroliers, dans la première décade du mois de juin. Toutefois, force est de constater que, depuis un moment déjà, l’opposition dite «significative» rejette tout dialogue avec le régime actuel, en mettant en avant moult arguments dont l’absence de «confiance» à l’endroit du pouvoir en place.  Comme pour institutionnaliser l’impossible dialogue politique dans un pays qui se prévaut pourtant d’être une référence démocratique en Afrique !

C’est maintenant officiel. On en sait un peu plus sur les concertations autour des ressources pétrolières et gazières annoncées par le chef de l’Etat, Macky Sall, au début du mois en cours. En effet, profitant de la Journée du dialogue national qu’il a lui même décrété pour le 28 mai, le président a fixé la date des concertations sur la gestion des futurs revenus gaziers et pétroliers, dans la première décade du mois de juin prochain. Dans un communiqué parvenu à la rédaction, il a convié l’ensemble des forces vives de la Nation à cette rencontre. Au préalable, toujours dans la note, le président Macky Sall, tout en réitérant «son attachement aux principes de dialogue, de consultation et de concertation dans un espace démocratique apaisé», n’a pas manqué de se féliciter «des concertations en cours sur le fichier électoral et le processus électoral en général autour du Ministre de l’Intérieur et du facilitateur, l’Ambassadeur Seydou Nourou Bâ».

Le seul bémol, cependant, dans ces cadres de dialogue cités par le président de la République, c’est en fait l’absence d’une bonne frange de l’opposition dite «significative». Que ce soit pour les concertations autour du processus électoral, comme pour le fichier électoral, l’opposition «radicale» contre le régime en place a refusé de rejoindre la table du dialogue. Pour cette fois-ci encore, le même rejet systématique de toute initiative du président Macky Sall et son régime sera vraisemblablement reconduit. Ou du moins, ce sera le cas pour certains partis politiques dont les positions toutes tranchées ont été données par leurs leaders ou des responsables d’envergure. C’est le cas d’Ousmane Sonko du parti Pastef, d’Abdoul Mbaye du parti Act, ou encore de Doudou Wade du Pds, sans oublier Ass Babacar Gueye(Monsieur Elections) du parti Rewmi. Pour ces derniers, c’est un «niet» catégorique qui a été apposé à l’appel au dialogue autour de la gestion des ressources minières, tout en reprochant au chef de l’Etat un manque de «sérieux» et de «sincérité», sans oublier le manque de «confiance».

A coté de ce radicalisme de certains leaders de formations politiques de l’opposition sénégalaise, d’autres par contre n’ont pas fermé hermétiquement la porte du dialogue avec le pouvoir. Le coordonnateur de parti Pur, Issa Sall, fait partie de ce lot. En effet, même si sa formation politique dit avoir noté un «manque de sincérité» de la part des tenants du régime actuel, lors des concertations autour du processus électoral, il n’en demeure pas moins que pour le député Issa Sall, le Pur attend d’être saisi officiellement pour étudier l’invitation. Cela, explique-t-il, dans la mesure où «les contrats du gaz et du pétrole intéressent tous les Sénégalais».

Il faut rappeler toutefois que le rejet systématique de l’opposition dite «significative» de tout dialogue avec le régime remonte d’après leur rencontre du 1ier décembre 2016. Invités par le pouvoir après cette rencontre, le vendredi 27 janvier 2017, à dialoguer autour du processus électoral, le Front pour la défense des intérêts du Sénégal (Mds)/Mankoo Wattu Sénégal (Mws), qui regroupait la quasi-totalité des partis de l’opposition, avait décliné l’appel. Comme raisons avancées, le Fds/Mws avait fait cas de non-respect de certains engagements pris par le chef de l’Etat, Macky Sall. Il s’agit, entre autres, du non-respect de la date des élections législatives prévue le 2 juillet, l’augmentation du nombre de commissions administratives et la mise à disposition de la carte de ces dites commissions, le nombre de 15 députés alloués à la diaspora sur la liste majoritaire dans des départements taillées sur mesure. Mieux, l’un des facteurs déterminants de cette bouderie restait, selon eux, la décision prise par le ministre de l’Intérieur d’alors, Abdoulaye Daouda Diallo, de faire siéger dans le Comité de suivi du processus électoral un quatrième pôle dit des «indépendants», à l’insu de l’opposition et des «non-alignés». Depuis lors, impossible d’avoir un dialogue avec cette composante de l’opposition sénégalaise.

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