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ASSEMBLEE-Sonko provoque la bouderie de Niass

FLASHACTU.INFO-L’assemblée nationale a examiné et adopté par la majorité le projet de loi autorisant le président de la république à ratifier l’accord de coopération inter-états portant sur le développement et l’exploitation des réserves de gaz et de pétrole entre le Sénégal et la Mauritanie. Vu l’importance qu’accorde l’opposition à la question des ressources naturelles, les débats ont été houleux

L’opposition a accordé une grande importance à ce projet. Elle s’est fortement mobilisée et a pris part à tout le processus. C’est que les questions de pétrole et de gaz passionnent. Signé le 9 février 2018 entre le Sénégal et la Mauritanie, l’accord était à l’hémicycle pour être validé par le peuple, via sa représentation nationale, avant d’être ratifié par le chef de l’Etat

NIASSE MENACE DE SANCTIONNER LES RETARDATAIRES

Lors de l’ouverture de la séance, le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, a appelé les députés à être assidus. «Je suis arrivé depuis 9 heures. J’ai dû attendre, le temps que les secrétaires élus soient présents. Car, il y a un nombre bien défini qui devrait être présent pour qu’il y ait session. C’est pourquoi il y a eu ce retard. Je n’accepterai plus un quelconque retard. Je vais sanctionner la prochaine fois», a-t-il prévenu à l’endroit des parlementaires. Lors du vote du projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier l’accord de coopération inter-Etats portant sur le développement et l’exploitation des réserves de Gaz entre le Sénégal et la Mauritanie, le leader du parti Pastef Ousmane Sonko connu, pour son engagement pour la transparence dans la gestion des ressources naturelles du Sénégal, a révélé qu’« il y a une forfaiture grave sur ce dossier, impliquant le président de la République lui-même qui a violé son serment». Tout ce qui a été fait en amont du pétrole, selon l’ancien inspecteur des impôts et domaines, a été en violation du contrat pétrolier. Le dernier en date, c’est le dossier Total, a-t-il relevé.

MOUSTAPHA NIASSE BOUDE

Il est également à noter qu’auparavant, Ousmane Sonko a, lors de la lecture du rapport, écrit au président Moustapha Niasse pour poser des questions préalables. Mais pour une confusion de terminologie, le Président de l’Assemblée lui a dit niet, déclarant ainsi irrecevable cette requête de Sonko, même après la rectification de cette confusion. En fat, pour Moustapha Niass, en lieu et place de «questions préalables», Ousmane Sonko écrit «question préjudicielle». Ce qui n’existe pas, diton. Cette décision du Président de l’Assemblée a soulevé l’ire du député qui met en garde ce dernier en ces termes : «C’est fini les votes sans débats, fini les entrées des gendarmes », lance Sonko à l’attention de Niasse. C’est sur ces entrefaites que le Président de l’Assemblée, impuissant suite à la polémique qui s’en est suivie, a boudé tout simplement la salle. Lors des débats, Mansour Sy Djamil a souligné que le Sénégal doit puiser dans l’expérience des autres Etats sur le pétrole et le gaz. D’autant plus que, dit-il, «en matière de gaz et de pétrole, rien n’est nouveau et les solutions existent. Et, pour l’exploitation des ressources naturelles, le Sénégal doit changer de visage».

Le député Toussaint Manga, avec sa verve habituelle, a de son coté dénoncé le manque de concertation sur cette question entre les deux Etats (Sénégal, Mauritanie). «Concernant la question du gaz, on nous demande de traiter des questions sur lesquelles nous n’avons pas de supports techniques pour apprécier réellement nos décisions. Nous ne savons pas quelle est la part du Sénégal, si la grande part revient au Sénégal ou à la Mauritanie. Il faut qu’on puisse faire le calcul pour savoir si le partage est de 50/50», a-t-il dit. S’agissant du règlement intérieur, le député du pds a invité Moustapha Niasse à la sérénité.

A l’en croire, le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale donne des prérogatives aux parlementaires. Et lorsqu’il y a des problèmes d’interprétation sur le règlement intérieur, les problèmes vont continuer. Certains pensent que, quand nous réclamons nos droits, c’est pour manquer de respect à l’Assemblée. Mais c’est loin d’être le cas», martèle le jeune député libéral. Toujours au cours des débats portant sur la loi autorisant le Président de la République à ratifier l’accord de coopération inter-états, entre le Sénégal et la Mauritanie, l’ancien maire de la ville de Saint-Louis Cheikh Bamba Dièye a déposé une motion préjudicielle pour ajournement des débats. Une demande qui sera rejetée par l’Assemblée nationale.

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