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Le Collectif pour la caution du maire de Dakar reprend du service

FLASHACTU.INFO-Le Collectif pour la caution du maire de Dakar reprend du service. En conférence de presse hier, les partisans de Khalifa Sall ont estimé le montant de l’opération de recouvrement de la caution engagée par des proches pour monnayer sa liberté à une dizaine de millions de F Cfa. Avec le procès en appel prévu le 9 juillet prochain, leur espoir pour une liberté sous caution de leur leader renaît.

En première instance, la demande de mise en liberté provisoire sous caution du maire de Dakar a été rejetée par le juge du Tribunal correctionnel. Le procès en appel redonne aujourd’hui espoir aux souteneurs de l’édile de la Ville de Dakar par rapport à cette requête. En effet, les membres du Collectif pour la caution du maire de Dakar, «en accord» le moment venu avec le pool d’avocats, comptent réitérer leur demande. En conférence de presse hier, au siège de la coalition Taxawu Senegaal, le collectif a annoncé que des dizaines de millions de F Cfa récoltés au cours de la campagne seront versés dans la caution. Il y a quelques mois, le juge Malick Lamotte, évoquant le rejet de la requête liée au cautionnement de biens immobiliers relatifs à la liberté provisoire du détenu Khalifa Sall, a expliqué que cette décision est motivée par les dispositions de la loi. «L’article 172 bis du Code de procédure pénale limite comme pouvoir uniquement sur les biens du prévenu. Or en l’espèce, 8 des 13 immeubles offerts en garantie sont au nom de tierces personnes», déclarait-il.

Malgré cette décision antérieure, Mamadou Mignane Diouf, porte-parole du collectif, dit : «J’ai encore espoir en la justice de mon pays. Je continue à penser que la justice sénégalaise va rester debout pour dire et faire le droit.» Lors d’une conférence de presse, Me Demba Ciré Bathily soutenait que «la caution est la garantie de représentation» et que «cela n’a rien à voir avec la culpabilité ou une quelconque reconnaissance de l’infraction». Alors, revenant sur ce que le collectif appelle «précipitation» dans le procès en appel, M. Diouf ajoute : «J’ai dit au début – et je ne suis pas le seul – que le dossier de Khalifa Ababacar Sall est un dossier de complot juridico-politique. Et quand on complote politiquement et juridiquement, sans doute on a un agenda qui n’est pas celui du droit».

Le 9 juillet prochain, les parties seront devant la Cour d’appel de Dakar dans l’affaire dite de la caisse d’avance de la mairie de Dakar.

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