ici c'est
Accueil > societe > REBEUSS- Assane Diouf torturé et isolé

REBEUSS- Assane Diouf torturé et isolé

FLASHACTU.INFO-Me ciré Clédor Ly et Me el Hadj Diouf ont dénoncé, hier, les mauvaises conditions de détention de leurs clients, Assane Diouf et cheikh Mbacké Gadiaga. ces derniers sont victimes, de l’avis des robes noires, d’une «détention arbitraire». Faisant dans les révélations, Me ciré clédor Ly a indiqué que le célèbre «insulteur public» est torturé, maltraité et sa jambe fracturée par les gardes pénitentiaires. comble du supplique, martèle Me Ly, Assane Diouf est isolé dans une cellule.

Les conseils d’Assane Diouf, Mes Ciré Clédor Ly et El Hadj Diouf, ont tenu un point de presse hier pour dénoncer les mauvaises conditions de détention de leur client. D’entrée de jeu, Me Ciré Clédor Ly révèle que son client est en train de vivre l’enfer à la prison de Rebeuss. Assane Diouf, de l’avis du célèbre procédurier, est «torturé, maltraité, sa jambe fracturée par des gardes pénitentiaires avant d’être isolé à la chambre 48 sous prétexte qu’il est fou». Malgré ses graves blessures, le célèbre insulteur public a été laissé à son douloureux sort pendant 33 jours avant de subir une radio à l’infirmerie. Faisant l’historique des déboires de son client, il soutient que tout a commencé à l’arrestation de Assane Diouf sur la base de «fausses accusations» orchestrées par les représentants de l’Etat du Sénégal pour des propos jugés «outranciers» et «désobligeants» à leur endroit.«Rapatrié à Dakar, il a été relâché, faute de preuve. Mais, à la suite de propos tenus à l’endroit de personnes privées qui n’ont pas porté plainte ainsi qu’à l’occasion d’une garde-à-vue qui n’était pas opportune, le procureur de la République a abusivement qualifié les faits en visant le délit de «diffusion de fausses nouvelles» rien que pour faire échec à toute possibilité de liberté provisoire», clame Me Ly.

ME LY FAIT LE PROCES DU PARQUET

Selon Me Ciré Clédor Ly, Assane Diouf et Cheikh Mbacké Gadiaga sont des «victimes» du procureur de la République. Pour justifier cette accusation, il soutient que Assane Diouf a été renvoyé en jugement depuis le 16 avril 2018, mais c’est à cause du procureur de la République (Serigne Bassirou Guèye, Ndlr) que les dossiers n’ont pas encore été enrôlés. «Le parquet s’est assis sur la procédure et refuse de le faire comparaître devant une juridiction. Ce, sous prétexte qu’il aurait tenu des propos désobligeants envers le parquet», a-t-il dit. Avant d’ajouter que «Assane Diouf a un problème avec un vengeur et non à la justice. Ce qui est regrettable et blâmable». Convaincu que son client subit présentement une détention arbitraire, il indique s’être basée sur les textes du Comité des droits de l’homme des Nations Unies qui soutient que «toute détention au-delà de la durée fixée par la loi nationale devient arbitraire». «L’article 174 du Code de procédure pénale fixe une date impérative au Procureur de la République pour l’enrôlement des dossiers renvoyés devant une juridiction de jugement par un juge d’instruction ou par la Chambre d’accusation. Et, il s’agit de deux mois à compter de la date de publication de l’ordonnance décidant que l’inculpé devra être jugé», a-t-il ajouté. A l’en croire, le procureur général a été informé de cette situation, mais le conseil de la défense estime que ce dernier semble avoir peu ou pas de pouvoirs pour obliger, le procureur de la République Serigne Bassirou Guèye au respect de la loi. Le ministre de la Justice le Pr Ismaëla Madior Fall a été également informé. Me Ly ajoute que l’Inspection générale des cours et tribunaux a été également saisie des lenteurs dans l’affaire Assane Diouf. «Face à l’inertie des autorités judiciaires, nous sommes en mesure de penser qu’il y a une immixtion de l’Exécutif qui est l’instigateur de toutes ces violations», martèle Me Ciré Clédor Ly qui exige la libération immédiate et sans délai de ses clients, à défaut d’être jugés

ME EL HADJI DIOUF : «IL FAUT LIBERER IMMEDIATEMENT CHEIKH GADIAGA»

Embouchant la même trompette, Me El Hadji Diouf a estimé que Cheikh Mbacké Gadiaga a aussi subi de mauvais traitements consécutifs à une détention devenue «illégale». Il a rappelé que son client a été renvoyé aussi devant la juridiction de jugement depuis le 15 mai 2018 alors que la Chambre d’accusation avait été saisie d’un appel portant sur la liberté provisoire. «Comme à ses habitudes, alors qu’elle a statué bien au-delà des délais de 6 mois, elle a refusé de constater que la détention était devenue désormais arbitraire. Depuis lors, on attend d’être jugé. Et en tout état de cause, si le tribunal retient le cours magistral de la Cour de la Cedeao administré dans l’affaire de Khalifa Sall et 6 autres contre l’Etat du Sénégal, l’ordonnance du doyen des juges d’instruction intervenue alors que la Chambre d’accusation était saisie d’un appel portant sur la liberté provisoire, sera annulée», a informé Me El Hadji Diouf. Par conséquent, les avocats ne se font aucune illusion et s’attendent à toutes les surprises face à «une justice qui chavire et en pleine dérive».

Laisser un commentaire

Top