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CHEIKH AHMADOU BAMBA -FONDATEUR DU MOURIDISME, REVIVIFICATEUR DE L’ISLAM

FLASHACTU.INFO-Cheikh Ahmadou Bamba est né en 1853 à Mbacké Baol, localité fondée par  son aïeul. Son père, Mame Mor Anta Saly, fut un grand érudit et un juge respecté par les rois et princes, et vénéré par les savants. Grand pédagogue, il devint le plus grand enseignant de sa contrée, se consacrant à cette tâche jusqu’à la mort de son père en 1882). En 1883 il fonda le Mouridisme. Son école était le lieu de rencontre de tous les juges. Son oncle maternel Mohamad Bousso fut parmi les plus grands savants de son époque. Sa mère, Mariama Bousso, plus connue sous le nom de Djaratoul-Lahi (voisine de Dieu), par sa piété et ses vertus.  Le Cheikh a mémorisé le Saint Coran à très bas âge et acquis une solide formation auprès de maîtres réputés dans bien des disciplines (littérature, sciences religieuses, science mystique, exégèse, etc.) et une science d’inspiration « divine ». C’est  peu de temps après le rappel à Dieu de son père, Mame Mor Anta Saly, que s’est déclenchée sa mission réformatrice, vers 1883-1884. Il va lancer un appel à l’endroit de ses adeptes dans le but de les éduquer. Il prit alors l’option du Djihad par le Savoir et la Piété quand il a réuni les élèves de son école en leur disant : « Celui qui nous avait accompagné dans le seul but d’apprendre peut aller voir ailleurs, là où il veut. Quant à celui qui cherche les mêmes buts que nous, qu’il continue avec nous dans notre nouvelle voie ».

Après un court séjour à Mbacke Baol, il partit fonder Darou Salam et Touba en 1888 pour enseigner le Coran et appliquer la tradition du Prophète, loin des attaques et des critiques des hommes. Les chefs locaux, inquiets de sa réputation grandissante, le dénoncèrent aux autorités coloniales qui commencèrent à le surveiller.

Après Darou Salam, il fonda Touba , cité de ses rêves. Malgré tout cela, les calomniateurs avaient réussi à dresser les autorités coloniales contre lui. On l’accusa ainsi de préparer une révolution armée.

D’un autre côté, le Cheikh, dans son ambition d’accéder aux plus hauts rangs parmi les hommes de Dieu, a signé un pacte d’allégeance avec le Prophète Mohamad (PSL) pour être son serviteur. Ainsi, dira-t-il : « Je signe aujourd’hui un pacte d’allégeance avec le messager nommé Moustapha Pour être à son service. Que Dieu fasse que j’honore l’engagement. »

L’exil du Cheikh et sa déportation par le colonisateur, de son pays, des siens et de ses disciples en  1895, étaient une dure mise à l’épreuve de la part de Dieu. Et cette épreuve devait servir comme escalier lui permettant d’accéder au plus haut rang des hommes vertueux et d’honorer les engagements liés à son pacte d’allégeance.

Ce qui lui avait valu une convocation pour comparaître à Saint-Louis, la capitale coloniale d’alors, dans  le cadre d’un procès qui n’était qu’une sorte de complot pour l’exiler au Gabon, malgré l’absence de la moindre preuve pouvant le condamner.  Mais le Cheikh avait compris très tôt de par sa perspicacité qu’il était vain de résister à la domination coloniale par des armes. Pour lui, le meilleur moyen pour les combattre consistait à miser sur l’enseignement et l’éducation des masses.

Cet exil de Cheikh Ahmadou Bamba a duré plus de sept ans, de 1895 à 1902. Après son retour d’exil, il a subi un second exil en Mauritanie où il a passé quatre ans, de 1903 à 1907. Puis, les colonisateurs  l’assignent à résidence à Thiéyène, jusqu’en 1912. L’année où il sera transféré à Diourbel en résidence surveillée jusqu’à son rappel à Dieu en 1927. Il sera  transporté  par son premier Khalife Mouhamadou Moustapha Mbacké à Touba, la ville qu’il chérissait tant,  pour le repos éternel.

Sudquotidien

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