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MAGAL 2018-TOUBA FAIT LE PLEIN

FLASHACTU.INFO-Recommandation de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké pour commémorer le jour où Dieu lui fit savoir l’achèvement ou l’aboutissement de sa mission, le Grand Magal (hommage en langue wolof) sera célébré ce dimanche 28  octobre à Touba, date correspondant au 18 du mois lunaire de Safar. Les fidèles en provenance du Sénégal, de la sous-région et  de différents horizons vont affluer vers la cité religieuse. Des fidèles venus des régions du Sénégal, d’autres pays africains et du reste du monde continuent d’affluer vers la cité de Touba pour les besoins du Magal, un pèlerinage considéré comme l’un des plus grands évènements religieux du Sénégal. Cette 124 édition sera une première pour Serigne Mountakha Mbacké , 8e khalife général du fondateur du mouridisme.

La ville de Touba s’apprête à vivre  ce 28 octobre la 124e édition du Grand Magal. Des millions de pèlerins venus des quatre coins du monde  sont attendus dans cette cité bénie pour le  grand pèlerinage religieux et observer une des  recommandations majeures édictées par Cheikh Ahmadou Bamba. Terme wolof qui signifie accorder un grand intérêt ou exalter, quelques chose, le Magal est  avant tout un acte qui commémore  son départ en exil.  Au départ, les disciples mourides voulaient concevoir la célébration du 18 Safar comme une seconde fête du « tabaski wat », ou fête du sacrifice en wolof. Mais dans les nombreux récits des hagiographes du Mouridisme,  Serigne Touba, avait  lui-même donné l’appellation «Magal », journée par excellence de grâce, de remerciement et de réjouissance pour magnifier les bienfaits accordés à Cheikh Ahmadou Bamba par son Seigneur.

EPREUVES ET SOUFFRANCES POUR UNE ELEVATION SPIRITUELLE

Ce pèlerinage marque  le début des épreuves et souffrances endurées par le fondateur du Mouridisme durant son exil. C’est le Cheikh lui-même qui a initié cette célébration pour témoigner sa reconnaissance au Seigneur après que tous ces vœux aient été exaucés. Le Magal est donc un moment, une occasion de rendre grâce à Dieu pour avoir permis à Serigne Touba d’accéder à un grade supérieur dans la hiérarchie spirituelle. Le Saint homme avait toujours aspiré à cette élévation mystique qu’il ne pouvait atteindre qu’à travers une épreuve.  Elle passait par l’exil et toutes les difficultés qu’il va  affronter pendant plus de 7 ans. Cheikh Ahmadou Bamba initiera durant son séjour à Diourbel le Magal et  l’a recommandé à ses fidèles. Une manière de se souvenir de ce jour béni durant lequel il a obtenu tout ce qu’il voulait de son Seigneur. « Celui pour qui mon bonheur est le sien, où qu’il se trouve, devra tout mettre en œuvre le jour du 18 Safar pour rendre grâce à Dieu, mes remerciements personnels ne pourraient suffire pour témoigner ma reconnaissance au Seigneur. », relève-t-on dans les récits rapportés à la veille des Magal. Dans cette direction, il n’avait pas manqué de demander à tous ses disciples de célébrer cette journée où qu’ils se trouvent et selon leurs moyens. Le premier acte que le Cheikh a accompli, publiquement, pour marquer la célébration de cette journée, était d’immoler un mouton et de distribuer la viande en signe de remerciement à Dieu. Le Magal constitue donc un moment pour magnifier les innombrables bienfaits que Dieu lui a accordé. Cela se traduira par la lecture du Coran, les zikr et l’accomplissement d’activités cultuelles et de dévotion.

LE « BERNDE »,  COMPOSANTE ESSENTIELLE DU MAGAL

Le Magal de Touba, il faut le signaler, possède un caractère multidimensionnel. Au-delà des actions de grâce, de lecture du Coran, des Khassaids (panégyriques et poèmes écrits par Serigne Touba), de récitations des éloges du Prophète Mouhamad (Psl), le Magal  est également une  occasion de réjouissance, une fête. La dimension spirituelle est soutenue par  une  dimension festive  qu’on appelle  « Berndel » qui est une composante essentielle  du Magal. Et les pèlerins ne lésinent pas sur les moyens conformément à cette injonction du fondateur du mouridisme. « Du coq au chameau je recommande à chacun d’y investir selon ses moyens ». L’hébergement et la restauration occupe une place importante dans la célébration. Les regroupements, Dahiras et pélerins jouent aussi leur partition en  préparant et en distribuant des repas aux visiteurs dans les différents lieux publics et dans les domiciles des guides religieux qui accueillent des foules nombreuses.

18 SAFAR 2018 : LE 8E KHALIFE SERIGNE MOUNTKHA MBACKE INAUGURE SON MAGISTERE

Après le rappel à Dieu du fondateur du Mouridisme, cet évènement perpétué par les différents Cheikhs et guides mobilise chaque année à Touba toute la communauté mouride et les musulmans du monde entier.

C’est au deuxième khalife Cheikh Mouhamadou Fadilou Mbacké  que l’on doit   cette  célébration à l’unisson du Grand Magal de Touba  en recommandant en 1948 aux  fidéles de se rendre à Touba le jour du 18 Safar. Aujourd’hui, c’est son Serigne, Moutagha Bassirou, actuel khalife général du mouride, qui perpétue cet évènement.  Tout un symbole pour le 8e khalife qui va  célébrer son premier Magal à la tête de la communauté mouride.  Outre la quête de spiritualité, le Magal sera un moment de rencontres et d’échanges  sociales et économiques. Mais surtout pour le guide des Mourides  d’aborder des  questions d’actualité et de donner des directives et des orientations. Le Comité d’organisation et les Dahiras (groupuscules confrériques) seront au cœur de cette célébration avec la tenue depuis le 1er jour du mois de Safar,  d’animations culturelles  ponctuées par des conférences, de débats, des séminaires, des expositions, des chants religieux à travers différentes localités, des caravanes ou même des documentaires à Touba et à Dakar.   Ce qui contribue à l’éducation des talibés et leur permet de mieux s’imprégner des enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba.

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