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AFFAIRE CH DIOP-Une plainte contre l’Etat du Sénégal annoncée

FLASHACTU.INFO-La famille de Cheikh Diop ne compte pas laisser impunie la mort de son fils qui s’est immolé devant le Palais Présidentiel. Elle a décidé de porter plainte contre l’Etat du Sénégal, selon Me Assane Dioma Ndiaye conseil de la famille.

«On a opposé à Cheikh Diop une résistance face à une indemnisation alors qu’il a frappé à toutes les portes. Raison pour laquelle, la famille a aujourd’hui l’obligation morale de continuer ce combat. L’heure est au deuil. Mais je pense qu’après le deuil, les choses reprendront très vite», a souligné Me Assane Dioma Ndiaye, avocat du défunt. Il révèle que la famille de son client a décidé de porter plainte contre l’Etat, car, selon lui, il ne fait l’ombre d’aucun doute que l’injection faite à Cheikh Diop a provoqué l’amputation de son bras. «L’Etat est débiteur de la sécurité et de l’état de santé des détenus», indique le président de la Ligue Sénégalaise des Droits de l’Homme (Lsdh).

Evoquant l’indemnisation que n’a eu de cesse de réclamer le défunt Cheikh Diop, Me Assane Dioma Ndiaye estime que la démocratie est sous tendue par la redevabilité. «Et nul n’est au-dessus de cette redevabilité. Et l’Etat doit s’astreindre à cette obligation. L’Etat est un sujet de droit et quelqu’un disait que c’est un miracle que l’Etat accepte de se soumettre au droit. Parce que si l’Etat ne se soumet pas au droit, c’est l’arbitraire, la tyrannie, la dictature. Si l’Etat cause un préjudice à quelqu’un, il doit le réparer. Le principe de la réparation, c’est que quiconque cause un préjudice à autrui doit le réparer. C’est une chose élémentaire, c’est pourquoi au-delà du drame, l’acte de Cheikh Diop peut avoir une portée miraculeuse pour notre société», affirme la robe noire.

«DES REFORMES DOIVENT IMMEDIATEMENT ETRE PRISES AVANT L’ELECTION PRESIDENTIELLE»

Par ailleurs, Me Assane Dioma Ndiaye est revenu sur l’intérêt de la journée d’échange et de réflexion organisée par la Lsdh et dont le but, dit-il, est de formuler des réformes destinées à renforcer la protection, la promotion et l’indépendance de la justice. Selon lui, un diagnostic a été fait, mais il faut envisager une thérapie avant l’élection présidentielle de 2019. «L’Etat a exprimé sa bonne intention, l’Ums a formulé ses revendications et il y a une commission qui a été mise en place aux fins de recueillir tous les avis. Nous allons vers des échéances extrêmement importantes où la justice aura un rôle fondamental à jouer. Si cette justice n’est pas crédible, légitime, acceptée par tous, nous allons vers des périls. Il faut amorcer très rapidement ces réformes et faire en sorte qu’il y ait une réconciliation de la justice avec le peuple. Et surtout que tout le monde s’accroche à cette justice, car elle a besoin d’être soutenue. Mais pour ce faire, il faut qu’elle soit crédible et légitime», déclare Me Assane Dioma Ndiaye

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