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JFA-«Les Forces armées, un exemple dans l’éducation à la citoyenneté et l’unité nationale»

FLASHACTU.INFO-Les Armées sénégalaises sont en train de vivre une grande mutation relativement au niveau d’études des militaires.il y a une sorte de reprofilage car, les volontaires de l’Armée qui étaient en majorité non instruits, sont aujourd’hui des bacheliers et des licenciés. Une situation qui est en partie favorisée par le chômage des jeunes, même s’il ne faut pas exclure l’amour de servir le pays sous le drapeau.

La journée des Forces armées sera célébrée aujourd’hui sur l’ensemble du territoire sous le thème : «Les Forces armées, un exemple dans l’éducation à la citoyenneté et l’unité nationale». Mais le constat c’est que le profil du soldat a beaucoup changé au fil du temps. Le fort de taux de scolarisation a impacté sans doute sur le profil du militaire surtout ceux du rang. En effet, il y a de cela quelques années, la majorité des volontaires engagés dans l’Armée n’était pas très instruite. Il était rare de voir par exemple des bacheliers s’engager comme volontaires dans les Armées sénégalaises. Aujourd’hui, même si les critères de recrutement des volontaires n’ont pas changé, force est de constater qu’il y une crème parmi eux.

De nos jours, il est fréquent de voir des étudiants titulaires d’une licence dans les différentes universités parmi les volontaires. «On recrute des étudiants, mais aussi des vernacles. Pour les volontaires le critère d’âge est de 18 à 21 ans», explique le Directeur de l’information et des Relations publiques des armées (Dirpa), le Colonel Abdoul Ndiaye. Mais une dérogation d’un an est accordée aux candidats titulaires d’une licence de l’enseignement supérieur. Cette catégorie de candidats est devenue de plus en plus nombreuse, même si on n’exige pas de diplôme pour intégrer l’Armée. En atteste la réaction des internautes après la publication du communiqué pour recrutement de volontaires. La plupart des intervenants dont certains ont le baccalauréat, d’autres la licence 2 ou licence 3. Cette situation peut s’expliquer en partie par le taux de chômage élevé et l’absence de débouchés pour certaines disciplines après des études universitaires. Pour ce qui est de l’école nationale des sous officiers d’active (Ensoa), le Bfem reste toujours valable pour l’admission au concours. Seulement, d’autres élèves sous-officiers sont maintenant titulaires au moins d’une licence dans une matière scientifique et technique.

En effet, pour l’admission à l’Ensoa sur titre, les Armées ciblent les titulaires d’un baccalauréat ou Bts en électrotechnique, électronique, électromécanique, informatique, automatique, santé (infirmier d’Etat) et réseau de transmission des données. Quant au recrutement pour l’École de l’Armée de l’Air (EAA), il faut avoir au moment de l’entrée, une attestation de réussite de deuxième année d’études scientifiques et techniques du premier cycle universitaire. Pour le recrutement des officiers dont la sélection est encore plus rigoureuse, les armées ont placé la barre très haut. En effet, pour être admis à l’Ecole nationale des officiers d’active (Enoa) de Thiès, il faut être âgé entre 20 et 25 ans et être titulaire, au moment de l’entrée à l’école, au moins de la licence 3. Aussi, accepte-t-on les candidats sous réserve de la licence 3. Mais, il est accordé une dérogation d’une année plus pour les titulaires de la maîtrise. On est bien loin des années 60, le temps des bidasses.

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