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ATEPA-Les mines de fer de la falémé ont une valeur de 52 à 55 milliards de dollars, nous allons pas les brader pour 2 milliards de dollars

FLASHACTU.INFO-Dans une interview avec lequotidien Walfadjri, le candidat à l’élection présidentielle de 2019, Pierre Goudiaby Atepa fait la leçon à gouvernement de Macky Sall avec des révélations sur la valeur de la fer de falémé.

. »Premièrement, le plus important, c’est que j’ai évalué la valeur de la mine. On nous dit qu’il y a 750 millions de tonnes de réserve.Je le sais parce qu’entre parenthèse, c’est moi qui ai amené l’Anglo-American (investisseurs,Ndlr), il y a plus de 20 ans, du temps de Diouf, quand personne ne parlait du fer de la Falémé. J’ai un ami qui est en Afrique du Sud, qui est venu. Nous sommes allés voir ce qu’était ce gisement de fer de la Falémé. Personne ne s’y intéressait. C’est une très longue histoire. Il s’agissait de prendre le minerai et d’aller le transformer en Afrique du Sud. Nous connaissons bien le dossier. J’ai les prix qu’Anglo-American avait mis sur la mine. Je n’en parlerai pas, parce que j’étais conseiller de l’Etat à l’époque. Je sais que c’est X fois supérieur aux deux milliards dont on parle. Deuxièmement- et c’est le plus important – nous disons que cette mine a une valeur d’à peu près 52 milliards de dollars. Quand vous prenez 750 millions de tonnes, multipliés par 66, 67 ou 68 dollars la tonne de minerais, on est entre 52 et 55 milliards de dollars.Multipliez, c’est simple. Cela veut dire que la montagne que l’on voit là, a une valeur de 52 à 55 milliards de dollars suivant les fluctuations. Pour quelle raison allez-vous la brader pour deux milliards de dollars.

Mais il y a mieux. Parce qu’aujourd’hui que, grâce à Dieu, nous avons du pétrole et du gaz (c’est ce que j’appelle la révolution économique et industrielle), nous avons avec ce fer les moyens de développer l’industrie sidérurgique la plus importante d’Afrique. Des 750 millions de tonnes, avec une teneur de 60 %, vous pouvez dégager 450 millions de tonnes de fer. Allez sur internet,vous allez voir que la tonne de fer que vous allez dégager a une valeur d’à peu près 660 dollars. Je ne sais plus quel est le cours du jour. Ainsi, ces 60 % permettent de dégager plus de 300 milliards de dollars,

c’est-à-dire largement de quoi développer un pays comme le Sénégal. Nous ne sommes que 14 à 15 millions d’habitants .D’ici là, on sera à 20 millions. Mieux, si vous prenez les 20 % de ces 450 millions

de tonnes de fer, vous en faites des alliages qui pourront générer 200 autres milliards de dollars. Cela veut dire que, rien que sur cette mine, en utilisant notre gaz, nous dégageons 500 milliards de dollars. On nous dira qu’il faut des investissements. Ils ne dépasseront pas 20 milliards de dollars. C’est cela la donne. Je mets qui que ce soit au défi de me dire que ce que je dis n’est pas vrai. Grâce au gaz, le port minéralier qui devait faire de l’exportation des minerais, va servir à l’importation de ces mêmes minerais. Nous avons des pays frontaliers qui regorgent de bauxite. Les Américains en achètent pour aller la transformer chez eux. On est juste à 400, 500 kilomètres de ces régions. Si vous

transformez la bauxite, c’est 500 milliards de plus. On peut avoir des conventions avec ces pays. Leur dire : «vous n’avez pas d’énergie ; nous en avons. On va faire fifty-fifty». On est déjà à mille milliards de dollars. Je n’ai pas encore touché au pétrole, ni aux mines de Sabadola. Là aussi, après les minerais de fer, nous devons en parler. On nous dit que c’est six millions de tonnes par an. Je parie

que c’est le double. Quand ils viennent prendre l’or, on encercle la ville. Personne ne sait

ce qui se passe. Dans 30 ans, la grande révolution économique et industrielle que j’appelle de mes

voeux, c’est plus de 1 700 milliards de dollars, plus de 1 million de milliards de francs Cfa. Avec cela, nous devenons un des pays les plus riches du monde. On ne sera que 24 millions de Sénégalais. Le développement est  possible, mais il faut mettre le pays dans des mains expertes. Ils ne savent pas comment on négocie. Ou alors, ils ne savent pas la valeur de ce qu’ils ont. Je vais même plus loin. Je n’exclus pas une réflexion – je pèse mes mots – sur une possibilité de nationalisation de nos ressources minières et pétrolières. Je ne l’exclus pas. Parce que ce sont les intérêts du Sénégal

qui nous importent. Parce que, encore une fois j’estime que nos ressources sont bradées. Et si l’on prend le pouvoir, non seulement nous allons renégocier mais que nos partenaires sachent que nous n’exclurons pas une nationalisation. J’espère qu’on ne le fera pas parce qu’ils seront raisonnables.C’est très clair parce que ce pays encore une  fois peut être développé. Mais, je ferai comme Donald Trump : le Sénégal d’abord. » précise l’architecte

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