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PDS- Cheikh Seck président de la FNCL dénonce la gestion clanique du parti

FLASHACTU.INFO-Quel commentaire faites vous de la suppression du poste de Premier ministre ?

Permettez-moi d’abord de souhaiter un bon mois de ramadan à la Oumah et de lui présenter mes condoléances avec la perte de Cheikh Bethio Thioune, une grande perte pour la Oumah et pour le Sénégal. Un président de la République peut se donner tous les moyens qu’il juge nécessaire pour accomplir sa mission. Vu sous cet angle, la suppression du poste de Premier ministre est sans objet pour le PDS. Cependant, tout citoyen sénégalais doit se demander pourquoi maintenant ? Pourquoi ce poste n’a pas été supprimé durant le premier mandat pour quelqu’un qui a déjà occupé le poste ? La réponse coule de source. C’est uniquement une manœuvre politicienne du Président Macky Sall pour avoir tous les pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) pour se garantir un avenir paisible et maîtriser les conditions de sa succession, comme il a pu maîtriser tous les contours de sa réélection, dès le premier tour. Je voudrais juste lui rappeler que l’excès de pouvoir tue le pouvoir.

Le PDS est accusé d’avoir fait volte-face par rapport à l’appel au dialogue du chef de l’Etat…

Le PDS est engagé, conformément à ses statuts, par le seul Secrétaire général national (SGN), le Président Abdoulaye Wade. Il peut, dûment, déléguer cette représentation. Le SGN a sorti un communiqué clair et limpide qui engage tout le parti. Je ne vois pas moi de volte-face, car la seule position officielle qui engage le PDS a été ce communiqué du SGN. Que les uns ou les autres l’interprètent autrement est une chose banale dans un parti aussi démocratique que le PDS.

Certains observateurs de la scène politique estiment que c’est Karim Wade qui décide à la place de Me Wade. Qu’en est-il exactement ?

Pour dire vrai, nous avons un problème au PDS qui est lié à cette perception de dévolution monarchique du pouvoir. L’opposition d’alors a réussi à ancrer dans l’imaginaire populaire que le Président Wade ne vit que pour faire hériter le pays par son fils. Nous n’avons pas pu, jusqu’à présent, développer une communication et poser des actes qui vont dans le sens de faire comprendre à l’opinion nationale que Wade est un patrimoine mondial. Le Président Wade consulte qui il veut avant de prendre une décision. J’ai l’honneur de faire partie de ceux qu’il consulte s’il le juge nécessaire. Il m’a consulté, comme il a consulté beaucoup d’autres responsables du parti et en dehors du parti, par rapport à l’actualité politique récente. Certainement, il a aussi consulté Karim Wade. C’est tout un processus qui a abouti à cette décision finale de ne pas participer au dialogue. Tout ce que je retiens est qu’il a décidé que le PDS n’y participera pas. Je respecte cette décision, je la soutiens et je la défends comme étant une décision du parti et de son SGN. Ce que je regrette, par contre, et ça je l’ai fait savoir à qui de droit, c’est qu’il n’y ait plus d’espaces d’échanges politiques au sein du parti avant la prise de décisions aussi importantes. Cela dit, je fais entièrement et totalement confiance au frère SGN pour le présent et l’avenir du PDS.

Ne pensez-vous pas que, dans la perspective des prochaines joutes électorales, le PDS doit se réorganiser ?

Absolument ! Le PDS doit se réorganiser, se renouveler avec ou sans joutes électorales. Le PDS doit reprendre sa place de premier parti politique au Sénégal. Le PDS doit reprendre l’initiative politique et non plus rester à se morfondre dans des coalitions sans lendemain et à ne faire que réagir et résister aux nombreuses oppressions du pouvoir. La victoire ou la défaite dépendent de l’organisation pour paraphraser l’autre. Depuis 1993, je me bats pour la réorganisation, la modernisation et le fonctionnement démocratiques du parti. Il faut qu’on reconnaisse le mérite et qu’on le récompense. Le parti est asphyxié par le lobbying et le clanisme. Je ne cesserai jamais de le dénoncer publiquement, jusqu’à ce que le militantisme et la représentativité redeviennent les paramètres de promotion politique et d’accès aux responsabilités. Il faut une communication interne des responsables du parti qui, c’est la réalité, ne se parlent pas. Pire, nous nous combattons à l’interne plus que nous nous mobilisons pour combattre le pouvoir en vue de retourner aux affaires. Il est temps que cela cesse ! Vivement le Sopi interne !

Le président de la Fédération nationale des cadres libéraux (FNCL) itv avec vox populi

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